La politique n'est pas en France le secteur où l'usage de l'Internet est le mieux développé. Au moins dans les partis institutionnels car les associations et les individus y sont actifs depuis longtemps.
Le magazine en ligne Transfert, héritier du célèbre magazine papier disparu l'an dernier, révèle, dans son édition du 16 mai, que la Droite libre, composante de l'UMP, a franchi cette semaine un nouveau pas dans le cyberactivisme.
Dans un courrier à ses 80 000 abonnés revendiqués, le mouvement politique engageait ses correspondant à protester auprès d'une liste d'organisation syndicales. Une opération de spam innovante : « Ils bloquent la France, bloquons leurs mails » expliquait le courrier.
Une action apparemment efficace puisqu'une dépêche de l'Agence France presse annonçait que Marc Blondel avait lui-même reconnu publiquement que sa boîte aux lettres avait été bloquée par des « gens de l'UMP ».
L'UMP où l'on a une vision plus traditionnelle de l'Internet : « C'est une initiative personnelle, l'UMP n'est en aucun cas impliquée dans cette action » a précisé le service communication du parti.







