Langue de bois et collectivités locales
Les sites web de collectivités locales ont beaucoup de mal à sortir des sentiers de la langue de bois. Tout le monde connaît les “politiques résolumment tournées vers l'avenir”, l'édito interchangeable du président ou du maire, les sites web qui ne disent rien. Pour ceux qui ne sont pas familiers de ce langage, vous pouvez fabriquer vous-même vos phrases creuses.
Cette langue masque en fait un manque d'audace dans la communication et une mauvaise compréhension des apports de l'Internet. Une attitude que l'on retrouve aussi dans beaucoup d'entreprises où la communication ne se conçoit que verticale, “top-down”, hiérarchisée.
La ville de Parthenay avait renouvelé le genre éditorial public en lançant en 1995 son “intown net”, un site web collaboratif édité par la population du district. Depuis, Michel Hervé, le maire innovateur a été battu aux élections et a quitté la ville de dépit. Un échec qui conforte beaucoup d'élus locaux dans leur prudence et dans leur suivisme vis-à-vis des nouvelles technologies.
Pourtant, une commune a osé communiquer différemment par le biais d'un weblog. Mais c'est au Québec. (via Mediatic)
En France, la ville du Plessis-Trévise dans la région parisienne a donné la parole aux habitants par la création du weblog de l'Espace numérique local.
Un type d'institution très productif comme on peut le lire dans l'article de Jean-Luc Raymond qui s'exprime aussi en dehors de Mediatic.
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