Quel haut débit pour les zones rurales ?
C'est bien de revenir nous voir chez Adverbe. Avez-vous pensé à vous abonner à notre flux RSS, à notre compte Twitter ou à notre newsletter ? A très bientôt.
Cette semaine est riche en annonces de solutions alternatives pour connecter à Internet les utilisateurs isolés en zones rurales.
La société anglaise Skylinc envisage ainsi de commercialiser dès 2004 ses plateformes de fourniture d'accès à Internet embarquées à bord de ballons captifs (via Transfert).
Chaque station, ancrée à 1,5 km d'altitude, serait capable de fournir des connexions à Internet dans une zone de 2 000 miles carrés, à un débit de 2 Mbps, aussi bien en réception qu'en émission. Tout cela pour un prix 10 fois inférieur à ceux actuellement pratiqués au Royaume-Uni. La technologie employée repose sur une émission radio d'une norme différente du WiFi.
De son côté, France Telecom a lancé dans le petit village isolé de Loudenvielle, dans les Pyrénéesles, les tests de la solution de connexion DSL sans fil de la société Alvarion.
Expériences très sympathiques mais qui ne répondent pas aux besoins d'équipement en « vrai » haut débit et pas non plus aux besoins d'aménagement du territoire.
Comme le soulignait le sénateur Trégouët dans l'éditorial de sa Lettre du 28 juin dernier, l'ADSL fera illusion pendant 5 à 7 ans. Puis viendra le moment de la déception, quand nous comprendrons que la France a encore loupé un coche technologique.
Les usages et les besoins exigeront bientôt de fournir à l'utilisateur final des débits élevés, 10 fois, 100 fois supérieurs à ceux de l'ADSL. Voir là aussi la Lettre de René Trégouêt.
Ce choix politique d'investissement exigerait des moyens et des financements élevés, et donc une implication de tous les opérateurs, privés et publics. Dans les zones d'habitation dense, Internet ultra-rapide conserve ses chances car il est rentable pour les opérateurs. A condition que les élus en comprennent l'intérêt.
Mais il serait dangereux que les solutions ADSL monopolistiques de France Telecom (monopole de fait car l'opérateur n'a pas de vraie concurrence dans les zones rurales) apparaissent aux élus ruraux comme la solution de secours.




Laissez un commentaire