Les téléphones portables outils d'une "société de confiance" ?
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Billet de fond de Michel Dumais sur les modifications de comportements engendrées par l'explosion de la téléphonie mobile (via Médiatic).
Les téléphones portables ont permis la mobilisation de militants antimondialistes à Seattle en 1999, de millions d'opposants au président philippin Joseph Estrada en 2000 ou encore, en septembre 2000, la manifestation de citoyens britanniques furieux de l'augmentation du prix de l'essence.
Ces premières conséquences visibles de la généralisation des portables ne s'arrêteront pas là. Selon David Roy, le directeur du Centre de bioéthique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, cité dans l'article, la démocratisation des technologies numériques aura “d'incalculables conséquences sur notre vie de tous les jours”.
Il s'agit bien d'éthique. Des gestes banals, comme parler ou poster une photo depuis son téléphone portable peuvent avoir des conséquences incalculables. Michel Dumais cite ainsi le cas du fabricant de téléphones Samsung qui a interdit à ses employés de téléphoner depuis ses locaux par peur de l'espionnage industriel. Les atteintes à la vie privée planent, tout comme la menace contre confidentialité des données.Mais il ne faut pas voir uniquement les côtés négatifs des technologies nouvelles. La nouvelle transparence que font naître ces nouveaux outils mobiles pourrait favoriser l'émergence de nouveaux modes de fonctionnement dans la société :
“Si de telles questions [éthiques] peuvent et doivent être posées, c’est qu’elles envoient un signal clair que notre société institutionnelle, qui depuis toujours a employé divers moyens de contrôle pour restreindre l’utilisation d’une nouvelle technologie, doit faire face à un changement profond de paradigme. D’une société aux lois et règles contrôlantes, doit-on envisager un grand débat social qui nous mènera vers une société dite « de confiance », où devant l’impossibilité de restreindre les possibilités offertes par les technologies numériques et leur utilisation, seul un « New deal » permettrait de rétablir un équilibre entre les technologies et les lois et les règles régissant notre société?”




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