Mode ludo-éducative ou phénomène de société ?
Le “passage de livre” semble tout aussi futile et tendance que les flashmobs mais c'est plus charmant. Les cartésiens y trouveront leur compte (cela sert à quelque chose) et les ronchons seront bien obligés de reconnaître que la technologie peut aussi favoriser le sourire de l'âme.
Le Monde du 29 août consacrait un court article à ces “passeurs” qui seraient déjà 150 000 sur la planète à partager leur vice.
L'article citait le site bookcrossing où les semeurs de livres guettent le parcours de leur cadeau comme un ornithologue le trajet d'un oiseau rare bagué.
Si l'on se sent plus passeur que bookcrosser, on fera affaire avec le site francophone Passe-livre qui précise le “Décalogue du passeur” :
- Il libère, d’une façon juste, le plus grand nombre possible de livres pour le Passe-Livre.
- Il trouve toujours de nouveaux passeurs.
- Il enregistre sur le site le livre libéré et lui colle l’étiquette en indiquant le PLID.
- Il signale sur le site le livre du Passe-Livre qu’il a trouvé.
- Il suit sur le site l’itinéraire des livres qu’il a libérés.
- Il essaye, dans la mesure du possible, de passer le “bon” livre au “bon” lecteur.
- Il consacre un peu de son temps et de son imagination pour “raconter” sur le site les livres qu’il libère.
- Il communique sur le forum du site ses nouvelles idées (s’il en a) à propos du Passe-Livre.
- Il manifeste et promeut l’idée de liberté du Passe-Livre.
- Il arrête de jouer au Passe-Livre s’il ne s’amuse plus.
Vous avez bien compris ? Le passage de livre n'est pas un moyen de vous débarrasser des nanards de votre bibliothèque.
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