La concurrence stimule France Telecom : Thierry Breton, son PDG, annonce dans un communiqué une augmentation des débits pour tous ses abonnés ADSL (8 Mbps cette année et 16 Mbps en 2005) :
" Avec cette nouvelle offre, les clients de France Télécom, qu’ils soient clients des offres Wanadoo ou de celles des fournisseurs d’accès tiers qui utilisent les offres de gros de France Télécom, pourront bénéficier du potentiel maximal en Haut Débit de leur ligne téléphonique. "
Cette annonce appelle deux remarques.
D’abord, FT est un spécialiste de l’effet d’annonce et il faut donc lire entre les lignes. Le potentiel maximal Haut Débit de "leur" ligne téléphonique, écrivent-ils. Très haut débit si le réseau le permet et qu’ils ne sont pas trop éloignés du central…
Ensuite, ce choix de forcer sur le débit de l’ADSL correspond aux besoins commerciaux de FT face à la pression des opérateurs concurrents. L’opérateur historique entend conserver son monopole de fait en zone rurale pour prendre rapidement des parts de marché et contrer les offres de Free et de 9Telecom en ville. De bonne guerre.
Certes, à court terme, ces débits sont une bonne nouvelle pour les bénéficiaires. Mais avec ce choix, FT entraîne ses clients dans l’impasse technologique de l’ADSL. Les débits dont nous aurons besoin demain ne pourront pas être fournis par les lignes téléphoniques et l’ADSL.
Cette vision d’aménageur n’est pas forcément le problème d’un fournisseur d’accès à l’Internet. Mais cela devrait être celle d’un FAI qui joue sans cesse sur l’ambiguité de son statut plus ou moins public.








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