L’ibuprofène est un anti-inflammatoire très utilisé (classe des anti-inflammatoires non stéroïdiens) qui bénéficie de campagnes de publicité, notammant télévisées.

Un article du Parisien mettait début septembre ce médicament en cause dans le traitement de la fièvre chez l’enfant.

Internet se fait l’écho de ces inquiétudes et l’on trouve encore la trace des débats dans lequel le ministre de la santé est lui-même monté au créneau : e-TF1 relate les faits et RTL met en garde ses lecteurs/auditeurs contre cette substance.

A l’inverse, le site e-Santé prend fait et cause aujourd’hui pour l’Ibuprofène et parle même de désinformation en prenant bien soin de ne pas citer le Parisien. Il regrette même les conséquences de l’article sur la baisse de prescriptions de l’anti-inflammatoire :

" Il est regrettable que de simples doutes soient ainsi surmédiatisés au point d’affoler les parents. Au centre migraine de l’enfant à l’hôpital Armand-trousseau à Paris, c’est la consternation. De nombreux parents, paniqués, ont contacté le centre. Parallèlement, les enseignants, qui étaient enfin convaincus de délivrer ce médicament au début des crises migraineuses chez l’enfant à l’école, refusent désormais de le faire… "

Alors, campagne orchestrée contre l’Ibuprofène ? Je n’en sais rien. Mais de là à affirmer comme le fait e-Santé que le médicament est innofensif, il y a un fossé :

"  Ainsi, hormis les cas de complications chez les enfants atteints de varicelle, il n’y a pas de preuve formelle de la nocivité de l’ibuprofène. "

Ce médicament est par exemple cause de réactions allergiques pouvant être importantes chez les sujets également sensibles à l’Aspirine.

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