Débat : l'open source sert-il l'édition des livres ?
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Ce billet de Loïc m’a laissé songeur tout le week-end car il fait écho à une question que je me pose depuis longtemps sur l’évolution du modèle économique de l’édition plutôt sur la défensive face à l’Internet. Elle s’est bien adaptée pour vendre des livres en ligne - merci Amazon - mais peine à aller plus loin.
L’open source, plaide Loïc - c’est-à -dire le partage de son livre en cours de rédaction avec les lecteurs puis sa diffusion (plus ou moins entière) gratuite sur Internet - serait de nature à faire exploser les ventes de livres papier en librairie. Les lecteurs ne se satisferaient pas d’une version électronique mais aimeraient posséder un livre objet.
Loïc modère sa position en argumentant qu’Electre, la base de données des livres utilisée par les libraires ne référencerait pas les e-livres. Et que donc la tendance de l’open source serait mal partie en France.
Cyril complète ce débat, lui qui a choisi pour son Blog story une édition payante (par de e-livre gratuit en parallèle) et des débats-promotion en ligne. Mais il ne répond pas sur le point précis de la validité du modèle économique de l’open source, sauf pour constater que rien ne prouve que la diffusion gratuite serve la diffusion.
Hubert, qui a réalisé un test sur le référencement d’e-livres dans Electre contredit en partie Loïc. Et abonde dans le sens de Cyril : toujours pas de preuve de la validité de l’open source.
Le monde de l’édition bute sur les mêmes problèmes que la presse dans lequel les éditeurs oscillent entre gratuité totale (avec des risques de vampirisme du lectorat des éditions papier) et l’accès payant pour lequel ils peinent à touver des clients.
Une chose est certaine si l’on continue le parallèle avec la presse : rares sont les succès du tout payant (Financial times) et nombreux sont les échecs de transformation des lecteurs gratuits en lecteurs payants (environ 1 % de taux de transformation).
Reste l’intérêt de l’open source pour la rédaction, un sujet en soi.





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