Edition et Internet
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A propos de sclérose du monde de l’édition (voir le débat avec Hubert) je vous recommande la lecture du dernier Dossier du Canard, Tant qu’il y aura des tomes.
On savait déjà que ce microcosme du VIe arrondissement de Paris vivait en vase clos autour de la rue Sébastien Bottin, que Galli-Gras-Seuil (pour Gallimard, Grasset et Le Seuil) verrouillait les prix littéraires et que les critiques avaient institutionnalisé le système du séné et de la moutarde (normal, ils sont aussi écrivains).
On apprendra beaucoup d’autres choses comme les rapport pervers entretenus par les éditeurs avec la télévision ou les bouleversements entraînés par l’arrivée des financiers dans ce monde a la gestion pas toujours rigoureuse. On sourira aussi à quelques vacheries, à la lecture de quelques portraits comme cette démolition de l’icône Hubert Nyssen, "grand timonier" des éditions Actes Sud.
En revanche, on sera déçu par le chapitre consacré à l’édition électronique. On y apprend qu’Amazon est le premier libraire en ligne (ah bon ?) et que le e-book (pas le portable d’Apple, l’autre avec un "e") a été un flop - ce qui n’a pas l’air de déplaire au Canard -, et que l’impression numérique se réduit presque aux mésaventures de VUP, la filiale édition de Vivendi.
C’est vrai que la technophobie est toujours bien portée rue Jacob ou rue Saint-Honoré, poullailler du Canard.




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