Le moins qu’on puisse dire c’est que le Stalker n’aime pas du tout la République des livres de Pierre Assouline. Déjà irrité par les moeurs bloguiennes du journaliste du Monde, il repart à l’assaut, sur le fond cette fois-ci :

" Autre version, certes beaucoup moins poétique mais sans doute plus vraisemblable : le blog de Pierre Assouline est une auberge espagnole visiblement bien achalandée par Le Monde. Toutes les viandes qu’on nous sert n’étant pas forcément comestibles, le talent de maquignon d’Assouline consistera donc à nous vendre un baudet des Cévennes au prix d’un pur-sang arabe, épiçant le peu alléchant steak de précieuses épices birmanes. C’est alors au moyen d’un ton vif, de billets abondants et, ma foi, d’une évidente facilité de lecture (caractéristique qui, pour beaucoup, est une denrée inappréciablement rare, on se demande bien pourquoi), que le rusé charcutier va savamment enrober ses carnes : Angot se découvre ainsi des préoccupations métaphysiques, Sollers devient une espèce de Dante revenu de son périple aux Enfers et Millet (Catherine bien sûr, pas Richard) a droit d’entrée dans le panthéon des écrivains, « avec un son et une voix qui inscrivent son déballage d’organes dans la littérature». De qui se moque-t-on ? De nous, de vous, de moi… "

Moi, je trouve une vertu au blog d’Assouline : il rend hommage à mon ami Alain qui vient de mourir. Esprit libre, copain de bistrot et d’ailleurs, journaliste, écrivain et scénariste, anar, ADG avait du talent, parfois gâché par trop de facilité.

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