21 juin2005
par Xavier de Mazenod
Madame le maire, fallait pas embêter Christophe avec son petit blog MonPuteaux ! Aujourd’hui, le procès que vous lui intentez fait la Une de Libération. Et demain, le petit blog de rien du tout associé à l’énergie de son auteur
pourrait bien ébranler votre grosse mairie à la façade stalinienne.
Usages du web
21 juin2005
par Xavier de Mazenod
Tim O’Reilly, célèbre éditeur américain fait part de quelques réflexions à propos du piratage. Ce texte d’un peu plus de 2 ans est toujours d’actualité. Tim y explique en 7 leçons pourquoi les éditeurs de musique, des films ou du papier ne doivent pas craindre le piratage. Mieux même : il doit être l’occasion de changer son modèle économique. De toute façon, dit-il, ils n’ont pas le choix. Le piratage obligera les éditeurs à évoluer ou ils disparaîtrons.
Quelques extraits :
- Leçon N°1 : l’obscurité est une menace bien plus grave que le piratage pour les auteurs et créateurs.
" Plus de 100,000 livres sont publiés chaque année, avec plusieurs millions de livres disponibles chez les éditeurs.
Cependant, moins de 10000 de ces nouveaux livres atteignent des ventes significatives, et même dans les plus grandes librairies, moins de 100,000 livres disponibles sont en rayon. La plupart des livres ne restent que quelques mois dans les rayons des plus grandes chaînes, et ils attendent ensuite dans les entrepôts… le moment d’être envoyés au pilon. Les auteurs pensent qu’être publiés sera la réalisation de leur rêve, mais pour tant d’entre eux, ce n’est que le début d’une longue désillusion."
- Leçon N°2 : le piratage, c’est un impôt progressif.
" Pour tous les créateurs, qui travaillent pour la plupart dans l’obscurité, être assez connu pour être piraté serait le couronnement de leur carrière. Le piratage est une sorte d’impôt progressif, qui peut raboter quelques pour cent des ventes d’artistes connus (et je dis peut car ce point n’est pas prouvé), en échange de bénéfices massifs pour les créateurs bien plus nombreux à qui une visibilité plus grande peut apporter des revenus supplémentaires."
- Leçon N°3 : les consommateurs ne demandent pas mieux que de respecter la légalité, s’ils peuvent.
" Piratage est un mot lourd de sens, que nous réservions autrefois à la copie/revente en gros de produits illégaux. L’application récente de ce mot par l’industrie musicale et cinématographique au partage de fichiers pair à pair fait obstacle au débat honnête."
- Leçon N°4 : le vol a l’étalage est une menace plus grave que le piratage.
" Il n’y a pas de problème significatif de piratage aux Etats-Unis et en Europe. Le fait que les logiciels de Microsoft aient été accessibles depuis des années sur des sites de téléchargement ou plus récemment sur les réseaux pairs à pair d’échanges de fichiers n’a pas empêché cette société de devenir l’une des plus grandes et plus profitables du monde. Les estimations de « manque à gagner » supposent que les copies illicites auraient été payées ; à l’opposé on ne tient pas compte des copies qui sont vendues comme « mises à jour » à cause de la familiarité qu’ont permis les copies illicites."
- Leçon N°5 : les réseaux de partage de fichiers ne menacent pas les livres, la musique ou l’édition de films. Ils menacent les éditeurs existants.
" La question à laquelle nous sommes confrontés n’est pas de savoir si des technologies comme les réseaux pair à pair de partage de fichiers saperont le rôle des créateurs ou des éditeurs, mais celle de savoir comment les créateurs peuvent utiliser de nouvelles techniques pour accroître la visibilité de leurs Å“uvres. Pour les éditeurs, la question est de savoir s’ils vont comprendre comment jouer leur rôle dans le nouveau média avant que quelqu’un d’autre ne le comprenne. L’édition est une niche écologique : de nouveaux éditeurs se précipiteront pour la remplir si les vieux y échouent."
- Leçon N°6 : ce qui est gratuit finit par être remplacé par un service payant de meilleure qualité.
" Pourquoi est-ce que vous paieriez un morceau que vous pourriez avoir gratuitement ? Pour la même raison que vous achèterez un livre que vous pourriez emprunter dans une bibliothèque publique, ou achèterez un film sur DVD que vous pourriez regarder à la télévision ou louer pour le week-end. Parce que ce sera pratique, facile à utiliser, à cause du choix, de la facilité de sélection, et pour les enthousiastes à cause du simple plaisir de posséder quelque chose auquel vous tenez."
- Leçon N°7 : il y a plusieurs façons d’y arriver.
" C’est la leçon finale. Donnez au wookie ce qu’il veut ! comme le disait Han Solo dans le premier Stars Wars. Donnez-lui d’autant de façons que vous pouvez en inventer, à un juste prix, et laissez-le choisir ce qui lui convient le mieux."
(merci du lien Mike)
Défense des consommateurs
20 juin2005
par Xavier de Mazenod
Un programme très riche pour les rencontres de Cerisy (dans la Manche) sur l’Internet littéraire francophone. Pour une fois un rencontre pas trop éloignée de chez moi (une info chez Hubert qui m’avait échappé).
Langue française
20 juin2005
par Xavier de Mazenod
Pas rancuniers les Polonais : sur le site web de l’Office du tourisme à Paris, leur célèbre plombier nous accueille d’un " Je reste en Pologne, venez nombreux" !
A délocaliseur, délocaliseur et demi.
Usages du web
20 juin2005
par Xavier de Mazenod
Si vous aimez les vins de Loire vous pouvez enfin suivre leur actualité sur ce blog tout frais.
Ce projet déjà ancien de Guillaume Lapaque, directeur de l’agence Ligérienne de presse spécialisée dans l’actualité viticole, oenologique et touristique, butait sur des difficultés de faisabilité. Grâce aux blogs, il a pu voir le jour et fait beaucoup mieux que l’interprofession.
Vous noterez la mention présente en bas du menu du blog : " L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération". Je sais, c’est tartignole et hypocrite mais obligatoire. Guillaume Lapaque me racontait que le magazine "Action auto-moto" venait d’être condamné pour avoir publié une photo de podium de formule 1, avec une marque de Champagne qui apparaîssait derrière Schumacher, sans avoir ajouté ladite mention… Même sur les pages jaunes, les vignerons doivent ajouer cette mention à leur adresse ajoutait-il !
A noter que la Ligérienne de presse avait déjà innové avec les blogs.
Revenons à l’actualité : personnellement, je suis plutôt Saint-Nicolas de Bourgueil et Chinon. Et vous ?
Blogs et entreprise
16 juin2005
par Xavier de Mazenod
Olivier est déçu. Haut les coeurs : la pédagogie des usages est un long chemin caillouteux parsemé d’embûches
Il faut savoir durer malgré les échecs et les déceptions. Le secret pour convaincre c’est la séduction.
Sur le même thème l’ambiance était meilleure à l’Echangeur d’Alençon. Va comprendre quelque chose…
Blogs et entreprise, Usages du web
16 juin2005
par Xavier de Mazenod
Une très belle prise de Joël
Mais c’est pas du jeu, c’est trop facile avec les sociologues.
A propos de Cup of tea, la réunion Blogs et culture à Toulouse se tient le 24 juin. Dommage, je ne pourrai pas y aller.
Langue française
16 juin2005
par Xavier de Mazenod
Faites gaffe avec Internet quand même. La cyber-aventure amoureuse de ce pauvre garçon Belge avec une jeune Camerounaise se termine très mal.
A noter qu’au Cameroun chercher un mari en ligne est le premier usage d’Internet : 25 % des jeunes femmes se connectent sur Affection. Regardez d’ailleurs les statistiques du site.
(via la newsletter de l’AFNET)
Usages du web
14 juin2005
par Xavier de Mazenod
Xavier a recensé les blogs politiques français. Un secteur qui bouge… lentement. A noter également une liste des blogs militants.
Ce serait intéressant de savoir lesquels innovent vraiment, en dehors des 2 ou 3 dont on parle tout le temps.
Vie des blogs
14 juin2005
par Xavier de Mazenod
Ecoutez ce dialogue jargonnant chez Luc. Apparemment il ne s’agit même pas d’un sketch des Inconnus. Une anthologie a lui tout seul !
Ecrire pour le Web