ADSL, technologie d’avenir ?
25 août2005

Et après on se demande pourquoi les campagnes françaises ne sont pas desservies par l’ADSL ! Ou, quand elles le sont, pourquoi le débit est si mauvais.
Bon, Jean-Michel, il faudra éviter de "clipper" la fibre optique sur les poteaux de France Telecom.
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ben si … si on avait du culot, et si vraiment c’est cela que l’on veut (de la fibre) alors il faudrait le faire… Monter une coopérative de telecoms dans la France d’en bas comme en hollande et utiliser les poteaux existants…
dans la vie faut savoir ce que l’on veut et ne pas attendre son bonheur sur cette terre de qui vous savez… comme disait le boss de publicis dans un article du Monde de fin juillet dernier (j’ai du bloguer là dessus) l’élite française a infantilisé le brave peuple… on attend que l’on décide pour nous…
Bien d’accord Jean-Michel.
Mais comment fait-on dans une commune rurale de 300 habitants dont quelques uns seulement sont utilisateurs de l’Internet ?
En tout cas, si j’investis pour tirer de la fibre je ne veux pas la clipper sur les poteaux de FT existants
Une coopérative de telecoms dans la France d’en bas !!! Amusant. Voulez-vous que je vous raconte pourquoi ce n’est pas possible après 25 ans de décentralisation ratée qui a donné aux collectivités territoriales l’infini pouvoir de nuisance d’empêcher toute innovation dans ce domaine comme dans d’autres.
Pour monter une coopérative de telecoms dans la France d’en bas il faudrait pouvoir produire la forme sociale nouvelle que cela représente. Or, en paraphrasant légèrement un propos de Michel Gensollen « Produire une forme nouvelle, c’est produire le cadre social où elle se développera, c’est diffuser les représentations qui permettront sa perception, c’est encourager les usages nécessaires à son utilisation, c’est permettre, chez les citoyens, la transformation des fonctions d’utilité. Les services nouveaux ne sont pas imaginés par les seules administrations : ils émergent, se définissent et s’adaptent, dans un contexte de libre circulation entre les fonctionnaires et les citoyens. (l’original est ici : http://www.gensollen.net/CarryleRouet_040519.pdf)
Cette libre circulation républicaine des idées opérationnelles entre fonctionnaires et citoyens a été rendue impossible par le pouvoir de veto qui est, de fait, cédé aux collectivités locales par la DATAR & Cie dans tous les cadres expérimentaux. Lesquelles collectivités sont massivement bien incapables de participer à une démarche innovante, pire qui fuient ce genre de démarche tant le différentiel entre innovation technologique et innovation organisationnelle est politiquement inabordable pour elles.
Demain les pôles d’excellence ruraux d’Estrosi, je vous raconte pas la zone de non-innovation que ça va être si les processus s’engagent à nouveau dans le style du, encore récent, pathétique et dérisoire « Appel à projets technologies alternatives d’accès ». Et il s’engageront comme toujours dans ces mêmes termes, hélas.
Si l’on veut dépasser cette crise désespérante de la maîtrise d’ouvrage territoriale, il faut au moins une révolution dans ce domaine qui devra nécessairement passer par un coup de force politique, jouant sur les télécoms, l’informatique et les réseaux comme révélateur. En attendant on peut toujours sauter sur sa chaise comme un cabri et invoquer le ciel
Je suis - malheureusement - assez d’accord avec toi Olivier. Je ne crois pas à l’autogestion des infrastructures et aux initiatives miraculeuses, sauf dans quelques cas marginaux non reproductibles.
Pour qu’il y ait coopérative et initiatives il faudrait que les citoyens exaspérés aient conscience d’un besoin. Or, on est moins connecté à l’Internet en milieu rural qu’en ville même si le taux d’équipement informatique est similaire.
Le manque d’infrastructures et les revenus moins élevés n’expliquent pas tout. Pas plus que l’habitude de l’assistanat de la population française. Dans ce contexte on ne voit pas pourquoi des ruraux Français investiraient dans un réseau de fibre optique. Pour quoi faire alors qu’ils ne voient que peu d’Internet ? Et que (quand il aarrive) l’ADSL à 250 Ko leur suffit amplement pour chatter, envoyer de smails et se promener sur le Web.
On en revient toujours à la même chose : il faut créer le besoin par l’apprentissage des usages. Alors les Français sortiront des fourches pour exiger des infrastructures, du débit ou alors casseront leurs tirelires pour installer de la fibre.
ou pas !