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Agence de conseil et d'expertise pour bien communiquer sur le web.

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Archive pour octobre 2005

La fibre optique c’est sérieux

29 oct2005

par Xavier de Mazenod

Long papier de Jean-Marc Manach et éditorial de Daniel Kaplan à propos de la fibre optique sur le site de la Fing (Fondation internet nouvelle génération). Et réponse de Jean-Michel Billaut.

Ce débat nous change des petites perfidies et aborde le fond du problème : non Pau Broadband Country n’est pas mort même si la réalisation est encore loin des prévisions. Il a même reçu le renfort du département des Hauts-de-Seine qui a choisi d’équiper la totalité de son territoire en FTTH (fiber to the home, fibre optique jusqu’à chaque maison).

Dans ce débat relancé par la Fing je ne vois pas d’opposition. Tout le monde est d’accord pour dire que la fibre est l’avenir souhaitable pour nos réseaux si nous voulons peser un peu dans la société de l’information.

Cela n’empêche pas d’avoir un regard critique sur la manière dont les projets de fibre optique sont vendus à la population. Daniel Kaplan résume parfaitement le problème :

" Il en ira autrement s’il existe, en amont des pelleteuses, un projet commun (c’est-à-dire formulé en commun et partagé avec le tissu social et économique), celui qui a sans doute manqué à Pau et qu’il trouvera peut-être petit à petit, en marchant : que voulons-nous accomplir ensemble ? Quels projets citoyens, économiques, culturels trouvent-ils dans un réseau (ou d’autres éléments d’infrastructure, logicielle ou informationnelle) les moyens de se réaliser, se pérenniser, passer à l’échelle ? Pourquoi, de ce fait, telle architecture de réseau a-t-elle plus de sens qu’une autre ? Qu’est-ce que le projet accompagne, stimule, suscite ? Qui se l’approprie, qui l’habite ? Quelles priorités se fixe-t-on ? Et aussi, comment les acteurs publics en profitent-ils pour se transformer eux-mêmes, pour améliorer leur propre offre de services ? "

7 commentaires » Très haut débit, fibre optique


Nouvelle forme d’écriture hypertextuelle ?

29 oct2005

par Xavier de Mazenod

Ces expériences de transpublication décrites par La Feuille ne sont pas très convaincantes. Je trouve qu’elles n’apportent pas beaucoup au lecteur : c’est de l’hypertexte, en plus compliqué.

Pas très innovant non plus car Mélusine s’est essayé à cet exercice, en langue française, depuis une dizaine d’années.

Au-delà du travail de recherche ou de la création littéraire, je ne sais pas si cette technique d’écriture est promise à un bel avenir. Pas simple à mettre en oeuvre, elle est de nature à distraire le lecteur du fil du texte principal.

A suivre.

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La CNIL pas d’accord avec les projets anti peer-to-peer

28 oct2005

par Xavier de Mazenod

La CNIL vient de refuser d’autoriser les projets de contrôle du peer-to-peer proposés par 4 sociétés d’auteurs et de producteurs de musique permettant :

  • " d’envoyer des messages de prévention aux internautes mettant à disposition des Å“uvres musicales sur les réseaux «peer to peer» ;
  • de rechercher et constater la mise à disposition illégale d’œuvres musicales sur les réseaux d’échanges de fichiers «peer to peer». "

Pour le premier cas la Commission a considéré que " les sociétés d’auteur ne pouvaient avoir recours aux fournisseurs d’accès à internet pour qu’ils identifient les internautes et relayent les messages de prévention ".

Pour la dexième demande, la Commission a estimé que " les dispositifs présentés n’étaient pas proportionnés à la finalité poursuivie".

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L’agrégateur de mes rêves

28 oct2005

par Xavier de Mazenod

On s’approche de la perfection avec cet agrégateur en ligne que je viens d’adopter juste après l’avoir essayé.

Netvibes est un agrégateur en ligne développé par deux Florent Frémont et Tariq Krim, spécialisés dans "les applications web 2.0".

Très simple d’emploi, très facile à prendre en main (j’ai importé ma liste de signets depuis mon ancien agrégateur en 30 s) il permet de personnaliser - par glisser-déplacer- sa page d’accueil dans laquelle on peut lire les blogs agrégés. On peut même accéder à ses courriers chez GMail depuis cette page.

Ce service grouille de petites fonctionnalités très pratiques qui permettent par exemple de supprimer, de modifier ou d’ajouter un flux RSS de manière simple et intuitive. Comme l’écrit Danielle, le tester c’est l’adopter.

Dommage de quitter Alertinfo juste au moment où il allait évoluer. Cela doit être ma période webisation à moi aussi.

3 commentaires » Vie des blogs


Comparatif d’agrégateurs, suite

28 oct2005

par Xavier de Mazenod

VTech a complété sa première liste de 65 agrégateurs de fils RSS (liste d’outils à installer en local dans son ordinateur) par une sélection de 33 agrégateurs disponibles en ligne, dont 6 chouchous.

3 commentaires » Vie des blogs


Apprenez à acheter moins cher avec Coachprix

27 oct2005

par Xavier de Mazenod

Vous avez aimé le blog qui vous apprend tout sur le prix ? Vous adorerez le portail du prix qui vous apprend à acheter moins cher et à ne plus être le gogo de service. Tout, tout, vous saurez tout sur le prix.

Ces deux services de salubrité publique ont été créé par "les Costra", Corinne Mons et Claude Faugère, spécialistes du copilotage stratégique des entreprises.

Une petite critique à propos du blog : pourquoi ne pas indiquer le lien des sources ? C’est l’usage et c’est pratique ;-)

3 commentaires » Défense des consommateurs


Lisez Adverbe en WAP

27 oct2005

par Xavier de Mazenod

Adverbe en WAP sur vote téléphone portableVous pouvez désormais lire Adverbe en WAP (merci Myriam) sur votre téléphone portable ou sur votre PDA :

Je ne trouve pas cela très pratique de lire un site web ou un blog sur un écran minuscule mais il existe des accros à l’information ;-)

1 commentaire » Usages du web


Freepouille, le blog qui soulage les clients de Free

20 oct2005

par Xavier de Mazenod

Dans les commentaires de mon dernier billet sur Free, Stéphane Bayle m’indiquait l’adresse du blog Freepouille.

La démarche des consommateurs déçus - et plutôt "colère" - bouleverse la donne de la gestion de la relation client. Des clients qui ont désormais un canal pour soulager leurs nerfs.

PS : J’ai enfin compris pourquoi Free se fichait de sa gestion clientèle ! D’après Le Journal du Net, les Freenautes sont les clients qui souhaitent le moins changer de FAI : 7,8% contre 58,9 % chez NC Numéricâble.

15 commentaires » Défense des consommateurs


Comprendre le pouvoir stratégique des médias, entretien avec François-Bernard Huyghe

19 oct2005

par Xavier de Mazenod

Comprendre le pouvoir stratégique des médias par François-Bernard HuygheCet entretien est le premier d’une série d’interviews sur le thème de l’écriture et de l’information et de leurs rapports avec l’entreprise et les TIC.

François-Bernard Huyghe, universitaire et auteur de plusieurs livres dont La langue de coton, "les mots qui vous évitent de penser", enseigne et dirige des recherches en médiologie, en intelligence économique et en stratégie de l’information. Il participe régulièrement à la rédaction des Cahiers de médiologie et à la lettre Sentinel.
Il vient de publier
Comprendre le pouvoir stratégique des médias, manuel pratique pour comprendre le jeux des pouvoirs, l’environnement médiatique et les interactions des médias avec les TIC.

Pour qui avez-vous écrit ce livre ?
Pour les étudiants et pour les responsables « communication » et « intelligence économique » dans les entreprises. Il s’agissait d’abord de préciser certains points, car le vocabulaire des médias n’est pas clair, oscillant entre anglicismes et notions floues. Je voulais aussi montrer toutes les dimensions des médias. Il faut dépasser le stade du « Sont-ils manipulés ? », « Véhiculent-ils de l’idéologie ? » et renouveler ce débat qui remonte aux années 30.

J’ai voulu développer le côté stratégique de la réflexion et prendre en compte le rôle des TIC. Montrer que nous sommes dans le domaine de l’incertitude : l’action menée à travers les médias ne réussit pas à tous les coups, car c’est une pragmatique qui agit sur les gens souvent imprévisibles et non une technique qui agit sur des choses. Une maîtrise (toute relative) des médias ne garantit pas automatiquement la maîtrise des esprits.

Regardez par exemple la grande surprise des Américains qui croyaient que plus les gens porteraient de Nike, buvaient du Coca et regardaient Sylvester Stallone, plus ils aimeraient l’Amérique. Or,dès l’ère Clinton, ils se sont aperçus que les djihadistes pouvaient porter des Nike et regarder des K7. Tout média prédominant comme CNN suscite des Al Jazeera, il naît des contrepouvoirs. Dans un registre moins dramatique, voir ce qui arrive aux journalistes eux-mêmes : quand ils sont en majorité pour le « oui » au référendum sur l’Europe, l’Internet et les blogs sont globalement pour le non.

Certes, je traite de problèmes classiques : « Comment les idées se propagent ? », « La pub est-elle efficace ? », etc., mais je m’intéresse surtout aux nouvelles stratégies de l’information. Ceci inclut des stratégies dures comme celle du terrorisme (moralement critiquable, mais sémiologiquement efficace). La vraie question est de savoir comment les médias changent nos façons de croire et pourquoi. Ainsi, on ne pratique plus la politique de la même manière quand le budget de marketing politique d’un pays dépasse celui des détergents comme c’est déjà le cas aux USA.

Au-delà de la question de savoir si les médias mentent ou pas, il importe de savoir comment ils se représentent et nous représentent le réel qui est cruciale.

Vous pensez que l’Internet va devenir le média dominant ?
Il existe toujours un média dominant à chaque époque. Certes, les principales sources d’information restent les images vues sur un écran de télévision. Nous sommes encore dans la vidéosphère dominante. Jamais un média n’en a remplacé un autre totalement, ils cohabitent. Ainsi, l’image domine, mais on n’a jamais édité et lu autant de livres qu’aujourd’hui. La télévision n’a pas supprimé le cinéma…

Ainsi, il est inimaginable chez nous qu’un homme politique de poids n’écrive pas un livre pour affirmer sa légitimité intellectuelle. C’est vrai dans notre pays, car aux Etats-Unis un livre à plutôt tendance à le décrédibiliser.

Nous sommes entre deux médiasphères : 3h15 par jour de consommation de télévision en moyenne en France… Mais aussi des nouveaux usages comme le zapping et une diversification de l’offre avec l’explosion des chaînes, tandis que le livre est loin de disparaître et que la presse écrite continue de faire l’agenda des grands débats. Cette confrontation ambiguë entre écran et écrit se redouble d’une confrontation entre les mass media qui envoient le même message à tous et l’Internet.

Les TIC et le numérique ont changé plusieurs choses. On navigue dans l’information, elle ne se déroule plus devant vous. Ensuite, la forme et le contenu ne sont plus fixes comme dans un livre. Ce ne sont ni des œuvres fixées, pérennisées, ni uniquement un spectacle dont le déroulement nous échappe, mais des formes hybrides de rapport avec l’information où nous sommes à la fois émetteurs, récepteurs et sélecteurs.

Soit mon propre site, par exemple (la couverture du livre l’appelle un blog mais c’est plutôt un site), est une mémoire où je stocke et je réorganise mes idées. Il s’inscrit dans le Web où tout le monde peut produire le sien, lui répondre et commenter. Je peux le modifier à tout instant, le truffer d’images et de liens. Le tout d’autant plus facile que la technique a tendance à se faire oublier, tant il est devenu simple de créer un site ou un blog. Bref, c’est un instrument hybride à la fois tribune ou vitrine, publication, instrument de travail, gare routière pour la circulation des messages, composante de réseaux d’idées.

Par ailleurs, outre ces facilités techniques, la multiplication des blogs (plus de trois millions en France) trahit un courant sociologique profond. Notamment le culte du « Moi je », du « nous sommes tous créateurs », et du « tout vaut tout ». Disons l’individualisme narcissique de masses.

Rançon de la surabondance d’information : la plupart des blogs sont ennuyeux, redondants, n’ont rien d’original à exprimer… Pourtant, dans ce tas de foin de la blogosphère on trouve des perles. Par exemple des reportages sur ce qui se passe vraiment à Bagdad ou en Louisiane.

La télévision et l’Internet sont maintenant en concurrence. Le 11 septembre, une partie de la population s’est précipitée sur la télévision et l’autre sur l’Internet dès l’annonce de l’attentat. Et le premier réflexe d’un journaliste de l’audiovisuel pour traiter un sujet est de se documenter sur le Web.

Il est quasiment impossible de contrôler l’accès à l’Internet, sauf à faire comme la Chine. On ne peut plus empêcher Matt Drudge de parler de scandales sexuels de Clinton ou Al Qaïda d’envoyer ses films d’exécutions d’otages.

C’est utopique ou non pour vous ce « nous sommes tous émetteurs » ?
Il existe un mythe récurrent du self media. Il a commencé avec la vidéo ou avec la CB. Chaque communauté, disait-on, pourra avoir sa chaîne de télévision ou de radio et plus personne ne pourra contrôler l’opinion…

Mais cette prédiction s’est révélée partiellement fausse, car les gens ont aussi besoin de voir en commun les mêmes choses et de pouvoir parler au bureau du Julie Lescaut qu’ils ont tous vus la veille ou de rire des mêmes plaisanteries des Guignols de l’info.

We the media, nous sommes tous émetteurs, est en partie vrai : nous croyons tous avoir quelque chose à dire. Plus de 80 000 blogs se créent par jour, mais pour combien de temps ?

Leur succès correspond à plusieurs fonctions, presque thérapeutiques chez les ados, comme le téléphone mobile: se rassurer en multipliant les contacts avec ses pairs, sa catégorie d’âge, se raconter sa vie.

Et le rapport entre l’Internet et le livre ?
Quitte à énoncer une évidence, ce sont deux usages différents. Dans un livre on n’a pas une attitude de picorage. On le lit de manière plus ou moins linéaire, ce qui n’est pas toujours un désavantage. Sur l’Internet, on circule à partir de liens hypertexte et quasiment par association d’idées. On lit un livre considéré comme une unité, une Å“uvre, on circule sur Internet, c’est-à-dire dans l’information. C’est pour cela que les deux coexistent.

Que pensez-vous des prophéties technologiques et sociétales qui pullulent à propos des TIC ?
Depuis l’invention du cinéma, des prophètes expliquent comment la nouvelle technique ou le nouveau média vont révolutionner les usages. Mais on a toujours des surprises. L’imprimerie devait servir à reproduire des manuscrits pour moins cher, le cinéma à enregistrer les classiques du théâtre et Graham Bell pensait que son téléphone allait permettre d’écouter des concerts. La plupart du temps, ce sont les utilisateurs qui inventent les usages non prévus par les concepteurs. Voir le Minitel ou Internet.

Avec l’Internet, le discours prophétique sur la révolution économique, sociale ou culturelle qu’engendrerait la technique, a précédé les réalisations. Quand Al Gore parlait des autoroutes de l’information, il pensait à de gigantesques « tuyaux » pour le transfert des données, pas de l’Internet qui existait depuis 1968.

Prévoir l’avenir est un exercice difficile. Il est par exemple amusant de relire le rapport sur l’informatisation de la société française (Minc et Nora) paru sous Giscard. Les annexes sont particulièrement révélatrices un mélange de choses vraies, de lieux communs et de bêtises. Les auteurs craignaient par exemple la division de la société entre une élite capable de programmer en Cobol ou en Pascal, ayant accès aux bases de données, donc au pouvoir et une immense majorité qui, dans une société des loisirs, serait incapable d’assimiler les principes de l’informatique et s’abrutiraient dans la culture industrielle de masses… Ils n’avaient vu venir ni la microinformatique, ni les logiciels d’usage simple, ni Internet.

Avec ces mutations où se situe le pouvoir ?
Le pouvoir va se déplacer, du directeur de la publication ou de l’éditeur et des élites intellectuelles dans le monde de l’écrit au pouvoir d’attirer l’attention dans le monde de l’audiovisuel. C’est par exemple la capacité de convaincre la rédaction d’un JT qu’il faut traiter ce sujet-ci ou celui-là. Sur le Net, c’est le pouvoir d’indexer, de référencer.

Autrefois c’était simple : le ministre de l’ORTF appelait la rédaction ou M. Murdoch suggérait des sujets à traiter.

Le vrai pouvoir, aujourd’hui, est aussi passé dans les médias des médias, et résulte d’influences diffuses et de stratégies de conquête. Par exemple, le groupe de pression du tabac engage des spécialistes de la communication, mais les associations de consommateurs ou les ONG utilisent aussi les médias avec efficacité. Autre exemple de pouvoir intellectuel : la façon dont les altermondialistes ont réussi à imposer leur vocabulaire et leurs problématiques (voire la catégorie intellectuelle « altermondialisme ») par rapport auxquelles se positionne tout débat. Il est intéressant de remarquer qu’il existe un rayon ou une table « altermondialisme » dans la plupart des librairies.

Mais dans ce jeu il existe des pesanteurs idéologiques. Rappelez vous ce sondage de Marianne, « Que pensent les journalistes » qui montrait que si les Français avaient voté comme les journalistes en 2002, Jospin aurait été élu haut la main, et que leur film préféré aurait été In the mood for love et non Astérix et Cléopâtre….

Le pouvoir c’est la résultante de toutes ces interactions, sans oublier des pressions, dont celles des annonceurs. Ne tombons pas dans le raisonnement naïf à la Chomsky qui dit que les capitalistes décrochent leur téléphone pour dire aux médias comment gérer l’opinion. Les pressions financières existent, mais sont marginales.

Les entreprises doivent-elles entrer dans ce jeu médiatique ?
Les entreprises sont condamnées à s’y mettre. Auparavant la vie était facile. On faisait de la communication externe, on fabriquait de belles brochures ou des vidéos d’entreprise et avec cette promo on lançait des produits. Si on était un peu plus malin, on créait une image de marque. C’était l’ère du logo.

Aujourd’hui, les entreprises sont dépendantes des médias, ce qu’elles éprouvent douloureusement en cas de crise. Par ailleurs, plus une entreprise reprend le discours ambiant sur les valeurs non-économiques – l’éthique, le commerce équitable, le développement durable, le principe de précaution, la non-discrimination, etc. -, plus l’exigence s’élève. Plus elle doit donner de garanties de transparence, de sécurité, de moralité… Le processus est sans limites. Mais, une fois encore, il ne faut pas voir là une manoeuvre des méchants gauchistes qui auraient piégé les entrepreneurs pas médias et ONG interposés mais juste une tendance lourde. Nos sociétés investissent de plus en plus dans le monde de la production et de la consommation des attentes de sécurité, de protection, d’apaisement des conflits qui étaient autrefois considérées comme du domaine du politique.

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Blogs et publicité : le pire est devant nous ?

19 oct2005

par Xavier de Mazenod

Les blogueurs le savent, on s’intéresse beaucoup plus à un produit recommandé par un autre blogueur qu’à un autre découvert via une publicité. Le pouvoir de prescription des blogs est fort comme l’explique Tristant Nitot.

Les marketeurs et les publicitaires l’ont bien compris qui n’ont pas tardé à s’essayer aux blogs avec leurs vieilles recettes. Après les ratés du vrai-faux blog de Vichy ou les pitoyables expériences d’undercover marketing, la pub devrait se ressaisir et apprendre à marcher sans ses gros sabots.

Pointblog s’était ému en son temps de ces pratiques détournant l’esprit des blogs. Et, dans son billet cité plus haut, Tristant craint que la manipulation de la blogoshère n’en soit qu’à son balbutiement.

Ne soyons pas angéliques. "L’esprit des blogs" ne nous protégera pas de la manipulation. Sauf que les marketeurs auront à affronter le bouillonnement de la publication personnelle dans lequel les informations circulent très vite. Le match va être intéressant à suivre. Moi non plus je ne veux pas être cynique. Mais je ne parierai pas sur le gagnant malgré les pétitions de principe sur la clairvoyance de la blogosphère.

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