Long papier de Jean-Marc Manach et éditorial de Daniel Kaplan à propos de la fibre optique sur le site de la Fing (Fondation internet nouvelle génération). Et réponse de Jean-Michel Billaut.

Ce débat nous change des petites perfidies et aborde le fond du problème : non Pau Broadband Country n’est pas mort même si la réalisation est encore loin des prévisions. Il a même reçu le renfort du département des Hauts-de-Seine qui a choisi d’équiper la totalité de son territoire en FTTH (fiber to the home, fibre optique jusqu’à chaque maison).

Dans ce débat relancé par la Fing je ne vois pas d’opposition. Tout le monde est d’accord pour dire que la fibre est l’avenir souhaitable pour nos réseaux si nous voulons peser un peu dans la société de l’information.

Cela n’empêche pas d’avoir un regard critique sur la manière dont les projets de fibre optique sont vendus à la population. Daniel Kaplan résume parfaitement le problème :

" Il en ira autrement s’il existe, en amont des pelleteuses, un projet commun (c’est-à-dire formulé en commun et partagé avec le tissu social et économique), celui qui a sans doute manqué à Pau et qu’il trouvera peut-être petit à petit, en marchant : que voulons-nous accomplir ensemble ? Quels projets citoyens, économiques, culturels trouvent-ils dans un réseau (ou d’autres éléments d’infrastructure, logicielle ou informationnelle) les moyens de se réaliser, se pérenniser, passer à l’échelle ? Pourquoi, de ce fait, telle architecture de réseau a-t-elle plus de sens qu’une autre ? Qu’est-ce que le projet accompagne, stimule, suscite ? Qui se l’approprie, qui l’habite ? Quelles priorités se fixe-t-on ? Et aussi, comment les acteurs publics en profitent-ils pour se transformer eux-mêmes, pour améliorer leur propre offre de services ? "

Très haut débit, fibre optique faire un trackback