Cartables électroniques : les erreurs à éviter
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L’association Marmottux conscare un long billet à la critique de l’opération "cartables électroniques" du département de la Savoie.
Visiblement, le projet a été mal monté et se révèle donc complètement inadapté aux utilisateurs finaux, les élèves :
usine à gaz, totalement inadaptée au niveau des collèges, ou l’enseignant s’adresse le plus souvent à
un groupe classeet non à des individus, suivant un emploi du temps établi pour l’année en utilisant des outils qui doivent être simples et fiables et où l’élève n’a que très rarement besoin de ses données depuis son domicile…
On aurait pu faire mieux, plus simple, moins cher, en transformant simplement les intranets d’établissement en extranet… Mais bien sûr, celà aurait sans doute moins fait mousser
certains politiques
.
On aurait gardé, l’argent du contribuable pour acheter des ordinateurs, des vidéoprojecteurs, des serveurs… et pour payer la formation des professeurs aux usages pédagogiques
, sur des applications de base, libres et gratuites, tel que Mozilla Firefox, Openoffice, Gimp… "
Je suis curieux d’avoir l’avis de Clément Laberge qui mène justement en France une mission pour le compte d’Editis sur le développement du numérique scolaire. Ce qui, au vu des grances manoeuvres en cours, laisse supposer quelques bouleversements à venir dans l’édition scolaire.




Commentaires
Je vais me limiter pour le moment à prendre acte de la question qui m’est posée… ou de la curiosité qui se (re)tourne vers moi en fait.
Je me réjouis par ailleurs de constater que ces expérimentations font de plus en plus souvent l’objet de discussions publiques — en particulier dans la blogosphère. Je suis profondément convaincu que c’est seulement avec la mise en commun de tous les points de vue que pourra naître une meilleure compréhension des enjeux et des défis associés au développement d’un modèle viable à la fois au plan pédagogique et au plan économique pour la production et l’utilisation de contenus numériques de qualité dans les classes.
À suivre…
Clément c’est une réponse de… Normand
A suivre en effet.
Il ne faudra pas penser que cette question que pose Xavier tombera dans l’oublie mon cher Clément… J’ai pris bien note que tu reviendras nous préciser ton point de vue. Si tu te réjouis de la discussion publique, il faudra que tu l’alimentes autrement qu’avec des «réponses Normandes», pour reprendre l’expression de quelqu’un qui sait ce que ça veut dire… Je me doute que pour le moment, c’est tout ce qu’on pouvait s’attendre, mais moi je sais que dans quelques semaines, on devrait pouvoir escompter sur un peu plus d’action… N’est-ce pas cher ami ?!?
Je m’y engage sans peine! Laissez-moi seulement un peu de temps…
Quant à la réponse de Normand, rien d’étonnant là vues mes origines:
http://pages.globetrotter.net/labelie/robert.htm
(avec un gros cloin d’oeil!)
Pas étonné Clément par cette filiation (je viens de parler de l’émgration normande au Québec là : http://www.zevillage.net/2005/11/tltravail_une_v.html)
Merci pour la relance et le « teasing » Mario. Je n’attendais évidemment pas d’indiscrétions de la part de Clément.
Je suis donc impatient que sa parole puisse se libérer…
Je viens de lire l’article … bon, comment dire ?
Un seul avis fut-ce t-il d’une association, fait-il référence ?
Comment peut-on dire que le projet a été mal monté ? Pendant 4 ans, ce produit était le seul à fonctionner et à se déployer dans les collèges de Savoie, avec le succès que l’on connait !? Pendant 4 ans, ce projet a fait l’objet d’un partenariat collectivité, Université, Rectorat, IA.
Pour situer mon propos, je précise que suis un agent du Conseil général de la Savoie, et j’ai participé, à mon petit niveau, à la mise en place du cartable électronique en Savoie. J’ai donc travaillé avec l’équipe de développement du cartable, dans laquelle j’avais en charge toute la logistique du projet.
A ce titre, je voudrais juste apporter quelques éléments de réponse, et je rappelle bien que je réponds en mon nom, et pas en celui du département ni des concepteurs :
- le cartable a été créé en 1999, aujourd’hui il est facile de dire ‘il aurait fallu …’ alors qu’à l’époque, très très peu de monde savait ce que pouvait être un ENT (je me place d’ailleurs dans cette catégorie). Je rappelle que le cartable a servi de référence pendant longtemps.
- il a été conçu, du moins en ce qui concerne les services, par des principaux, des enseignants, le Rectorat, et l’inspection d’académie pendant 4 ans. Il me semble donc qu’autour de la table, il n’y avait pas que des gens irresponsables ou incompétents !
- Il est encore aujourd’hui, le seul ENT a avoir reçu la certification du Ministère de l’éducation nationale
- des enseignants d’une dizaine de collèges utilisent tous les jours cet outil, qui leur semble au contraire, bien adapté pour leur pédagogie. D’ailleurs, l’expression « on quitte le moyen âge » qui permet de lancer la critique, est une phrase dite par un enseignant du collège d’Ugine, quand il s’est exprimé sur la reprise du cartable dans son établissement.
- « on aurait pu utiliser l’argent pour équiper et former »
Chaque collège cartable a reçu, de la part de la collectivité, une salle informatique supplémentaire pour cette activité (50.000 € par collège, soit une salle de 30 postes reliés au haut débit), les enseignants du départ ont été dotés d’ordinateurs portables, chaque collège a reçu un vidéo projecteur … etc, soit 500.000 € / an au total, pendant 4 ans. Les personnes qui écrivent aujourd’hui, doivent sans doute utiliser régulièrement ce matériel. Quant à la formation, cela relève de la pure pédagogie, et je ne peux donc pas répondre sur ce point.
- il est utilisé régulièrement par une bonne dizaine d’établissements en Savoie, et chaque jours, par des dizaines d’élèves.
- « On aurait pu faire mieux … » ah bon ?! ben alors, il faut faire …!! et surtout, diffusez, qu’on en profite tous.
Mais c’est vrai, cet outil a beaucoup de défauts, qu’une industrialisation lancée en 2003 aurait du gommer, mais … l’histoire en a voulu autrement (pour le moment) !!
Enfin, je trouve, quand on connait un peu l’histoire locale, que les « vérités » lancées par certaines personnes relèvent plutôt du règlement de comptes que d’une réelle objectivité.
Dommage. J’aimerai mieux qu’on travaille tous essemble à bâtir des solutions alternatives.
cordialement
Alain, la critique sert à avancer. Merci de la vôtre.
Que le projet ait été monté par des principaux et l’inspection d’Académie et ait reçu une certification du ministère ne donne aucune indication sur sa qualité. C’est juste un argument d’autorité.
Les enseignants et les hiérarchies du ministère ne sont pas forcément les plus compétents en matière de pédagogie via le Web et d’usages innovants. Ce n’est pas un reproche mais ils ne sont aujourd’hui pas forcément les mieux placés pour apprécier l’apport des nouveaux outils.
Cela dit, les choses changent et votre réaction en est la preuve
Je pense que les membres de Marmottux liront votre appel à collaboration avec plaisir
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