Pitié, pas de nouveau monopole pour France Telecom
La nouvelle phase de développement de l’Internet sera le passage au très haut débit par fibre optique. Les grandes manœuvres ont commencé dans plusieurs pays étrangers, notamment en Chine, en Hollande ou dans les pays scandinaves.
France Telecom l’a bien compris qui a démarré son lobbying pour faire instaurer un monopole sur son réseau de fibre (le plus long de France). Elle aimerait bien recommencer l’opération qui lui a tant réussi avec le réseau de fils de cuivre et avec l’ADSL. « Nous n’irons pas vers des investissements massifs dans les fibres optiques sans une retour sur investissement raisonnable » déclarait Jacques Champeaux, son directeur exécutif dans Les Echos du 23 novembre 2005. « Pour autant nous ne demandons pas un monopole éternel » ajoute-t-il. Trop aimable.
A noter que ce réseau de fibre a, pour partie, été « volé » aux collectivités locales qui avaient réalisé les investissements. Peu attentives à leur patrimoine, elles ont souvent trouvé normal que l’ex-opérateur historique le gère puis le "récupère". France Telecom sait bien jouer de l’ambiguïté de son statut auprès des élus locaux.
Derrière ce problème technique, il existe un choix philosophique et économique très lourd de conséquences. Passer plus vite que les autres pays à une génération d’applications en très haut débit ainsi qu’à une population d’usagers importante permettra de développer un marché suffisant pour les innovations. Et donc d’imposer des normes et des produits plutôt que de les subir ou de les acheter à l’étranger.
Si l’on veut parler d’intervention publique, il serait plus équitable de « sortir » le réseau de fibre de France Telecom pour le confier à un organisme qui le mettrait à disposition de tous les opérateurs du marché. L’ancien opérateur historique ne peut pas continuer à profiter d’une infrastructure monopolistique qui lui confère un avantage compétitif déloyal.
Le danger de ce monopole est évidemment que France Telecom innove à son rythme avec les prix qu’elle souhaitera. Cela priverait la France du développement de l’innovation apporté par une concurrence émulatrice.
Pour mémoire, la philosophie monopolistique a déjà permis à la Direction générale des télécommunications (l’ancêtre de France Telecom) de tuer Cyclades, notre réseau Internet français, au profit du Minitel.
Elle a ensuite fait perdre 5 ans au développement de l’Internet en France pour conserver la rente du Minitel.
Puis elle nous a fait prendre plusieurs années de retard dans l’équipement des zones rurales (maintien du monopole de fait) et nous a obligé à maintenir le choix de l’ADSL, vache à lait rentable pour elle mais dépassé sur le plan technologique.
J’ai l’air d’accuser l’opérateur historique de tous les maux. Mais ce monopole et cette concurrence déloyale catastrophiques pour le pays n’ont été possibles que grâce au concours d’une classe politique complice. Dont Thierry Breton est l’emblème.
Une manière archaïque de concevoir la politique et le rôle de l’Etat, un système qui préfère la fermeture à l’ouverture et les petits cénacles à la démocratie.
PS : voir aussi cet article chez Silicon (le régulateur ne veut pas de monopole sur la fibre optique).






Commentaires
Bravo Xavier!
Non à un monopole de fait sur le câble, monopole synonyme de retard technique, d’abus de facturation, de mauvaise gestion financière et de personnel. Beaucoup trop de défaults pour un opérateur qui n’arrive pas à respecter la concurrence, abuse de de la taxe d’abonnement. Nous avons connu le téléphone français avant l’ouverture à la concurrence, nous n’en gardons pas un bon souvenir et ne désirons guère que cela recommence même sur un secteur techique particulier.
P. Teisserenc
Opérateur historique … Opérateur à histoires ;-}
Voici la réponse d’un responsable de FT qui a pris le temps d’argumenter (j’ai choisi, avec son accord de publier sa réponse mais anonymement).
On ne va pas régler le problème de la fibre en quelques commentaires mais son point de vue est intéressant.
Je travaille chez FT mais j’exprime un point de vue personnel qui n’a rien à voir avec le discours "officiel" mais qui donne une vision "vue de l’intérieur"
Ci après quelques commentaires :
[Le danger de ce monopole est évidemment que France Télécom innove à son rythme avec les prix qu'elle souhaitera. Cela priverait la France du développement de l'innovation apporté par une concurrence émulatrice".]
France Telecom est devenu une entreprise privatisée, qui bénéficie certes d’une position avantageuse compte tenu du passé, [- mais aussi du poids énorme que représente une ancienne administration ! ]- mais qui est soumise à un contrôle de l’ART qui est extrêmement contraignant.
Peu de gens savent que l’ART nous empêche de fixer nos prix comme n’importe quelle entreprise du marché et même nous empêche souvent de baisser nos tarifs et nous impose de vendre à prix coûtant en gros aux concurrents…. qui trouvent les prix encore trop cher !
Cela a certainement été nécessaire pour permettre à la concurrence d’émerger et leur faire prendre des parts de marché qui sont aujourd’hui importantes surtout dans les secteurs les plus lucratifs !
Par ailleurs , étant au marketing produit, je peux vous dire que nous cherchons en permanence à innover et qu’un grand nombre de projets sont financés même si leur rentabilité immédiate n’est pas toujours évidente. Je pense que nous sommes totalement en concurrence sur ce point et que même si nous le voulions nous ne pourrions pas freiner l’innovation !!!
[Sans doute ai-je l'air d'accuser l'opérateur historique de tous les maux… Mais ce monopole et cette concurrence déloyale catastrophiques pour le pays n'ont été possibles que grâce au concours d'une classe politique complice. Dont Thierry Breton est l'emblème]
Autre aspect dont il faut tenir compte : FT est de facto confronté à une baisse des prix du marché, une diminution de ses parts de marché et donc une baisse de ses revenus qu’il faut compenser et qui dans toute société entraînerait des plans sociaux (comme chez BT et Deutch Telecom) .
Or les politiques et les syndicats imposent à FT des maintiens de personnels et une vitesse d’évolution de l’organisation qui sont de toute évidence incompatibles (près de la moitié des salariés de FT ont le statut de fonctionnaire). FT a également des engagements de service public dont il est seul à supporter les coûts.
Bref la concurrence à laquelle est confrontée FT a aussi des aspects "déloyaux" pour FT qui a des contraintes auxquelles ses concurrents, maintenant bien établis, ne sont pas confrontés.
[À noter que ce réseau de fibre a, pour partie, été “volé” aux collectivités locales qui avaient réalisé les investissements. Peu attentives à leur patrimoine, elles ont souvent trouvé normal que l'ex-opérateur historique le gère puis le “récupère”. ]
En permettant aux collectivité locales de se constituer en opérateurs de réseaux – ce qui montre une fois de plus que l’Etat et les collectivités adorent faire ce qui n’est pas dans leur "coeur de métier" et ce pour quoi elles ne sont pas compétentes), des opérations très coûteuses pour le contribuable ont été lancées (et parfois assez "opaques"). De plus la logique de ces opérations n’est pas toujours évidente (priorités, coûts, objectifs, ..) les collectivité ayant souvent des objectifs "électoraux" et "d’ego" qui n’ont que peu de liens avec la réalité économique (je pourrai vous donner quelques exemples assez sidérants).
Après bien sur on s’aperçoit que pour avoir un service de qualité il faut des compétences, de la maintenance et du développement !! résultat des appels d’offres auxquels il est normal que TOUS les opérateurs répondent.
Les "tuyaux"ne représentent qu’une partie des coûts des réseaux et d’ailleurs FT ne propose pas de ("voler")-récupérer pour son propre compte des réseaux construits par les collectivités mais plutôt de proposer aux collectivités des "services réseaux" répondant aux cahiers des charges des collectivités et dont il est le gestionnaire technique.
L’action de Thierry Breton, en proposant aux collectivités de GERER leurs réseaux et en les dissuadant , de recréer au frais des contribuables des infrastructures doublonnant souvent des réseaux et des ressources humaines existants, a peut être fait oeuvre utile au plan budgétaire.
Nos concurrents ont fait la même chose et ont pris des parts de marché … mais je remarque que le plus souvent ils visent essentiellement les secteurs ou le "business" peut être important et ne se soucient guère des aspects "service public" auquel il ne sont d’ailleurs pas astreints.
[Elle a ensuite fait perdre 5 ans au développement de l'Internet en France pour conserver la rente du Minitel.]
Juger le Minitel avec des "yeux de 2005" me parait irréaliste, complètement dépassé. Tout a changé. Et FT ne faisait à l’époque que suivre la politique de l’Etat qui reste encore très "monopolistique"
Primo le Minitel a été un service accessible à TOUT le public à une époque ou ni le parc ordinateur ni la maturité du marché ne permettait de réaliser la même chose. Et pour des personnes qui se réfèrent au milieu rural ils devraient savoir combien les agriculteurs ont eu recours au Minitel (météo, gestion, cours, infos..)
Secondo : le Minitel a favorisé une culture de la télé information qui a permis à la France de
Tertio : le Minitel fournissait des services – certes parfois payants – mais qui contribuaient au développement, à l’efficacité de sociétés et administrations et donc à l’économie.
[Puis elle nous a fait prendre plusieurs années de retard dans l'équipement des zones rurales (maintien du monopole de fait) et nous a obligé à maintenir le choix de l'ADSL, vache à lait rentable pour elle mais dépassé sur le plan technologique]
Qui oblige à faire de l’ADSL ??? Il est facile de décréter qu’une technologie est dépassée. Le seul problème est qu’il oublie une chose fondamentale : les meilleures technologies ne sont pas forcément celles qui sont les plus avancées mais celles qui "fonctionnent" , qui répondent aux besoins des gens et du marché et qui ne coûtent pas trop cher.
Par exemple on pourrait faire du "tout satellite" ce serait très "moderne" mais économiquement irréaliste.
L’ADSL est limité (il ne faut pas être très éloigné d’un central téléphonique) mais il a l’avantage d’être peut coûteux et d’être ACCESSIBLE AVEC UNE LIGNE TELEPHONIQUE EXISTANTE donc pratiquement à tous !!
Pour qui connait les coûts de génie civil pour tirer une ligne optique en milieu rural c’est une EVIDENCE.
Et mettre en place des systèmes radio fréquence a un coût qui n’est pas forcément une priorité dans la situation actuelle de la France.
D’ailleurs les opérateurs concurrents sont libres de le faire.. S’ils ne le font pas c’est simplement parce que la logique économique prédomine.
Sur ce dernier point je remarque – surtout dans les médias – un emballement de certains qui sont prêts à jeter aux orties des systèmes qui fonctionnent bien et qui peuvent encore être optimisés au prétexte qu’ils ne sont pas du dernier cri, sans se préoccuper de tous les aspects économiques, culturels, sociaux,..
Qui paiera ce genre de politique de rupture ? J’ai personnellement des exemples de remise en cause de produits engagées suite aux déclarations de "gourous" Internet qui a conduit à une perte importante de parts de marché et de revenus au profit de concurrents (en particulier américains !!).qui ont maintenu ce type de produits.
Je sais qu’il est de bon ton de dénigrer France Telecom au nom du libéralisme mais encore faut t’il proposer des solutions qui soient économiquement et socialement viables !
« Peu de gens savent que l’ART nous empêche de fixer nos prix comme n’importe quelle entreprise du marché et même nous empêche souvent de baisser nos tarifs et nous impose de vendre à prix coûtant en gros aux concurrents…. qui trouvent les prix encore trop cher ! »
Il faut pas éxagérer non plus, depuis quand les produits opérateurs sont a prix coutant ?
Exemple le prix de la collecte IP/ADSL (CIPA) est 300 fois plus cher que le prix du TRANSIT IP International
Et les LL STM1 a 150KE/par An sur 800m de distance.
Il est temps d’arrêter de marger et fonctionner comme des « porcs »
Je trouve votre article quelque peu partial.
Pour le passé, sans reprendre les bons arguments de mon collègue de FT (je travaille dans le groupe FT), je réagis sur votre paragraphe concernant Cyclades. J’ai participé au choix de Cyclades versus la commutation de paquet (X.25) et ai été « rapporteur spécial » (alias président du groupe) X.25 à l’UIT (organisme de normalisation international). Cela n’a pas grand chose à voir avec le monopole tant haï. Juste des querelles d’experts dont le résultat ne vous a semble-t-il pas satisfait, mais il faut bien faire des choix. La technologie X.25 a eu ses heures de gloire et s’est fait avaler par l’IP parce qu’elle était essentiellement une technoligie réseau longue distance. Si on avait toujours quelque chsoe d’équiva
SEARCH LATIN WIFE/ EUROPEAN HUSBAND Love, friendship, romance, sex. Latin girls, european men .free Inscription. http://www.latin-hearts.com
Reflexions intéressantes… j’ai eu l’occasion de passer par l’ INT d’ Evry (Institut National des Télécommunications). Je souscris largement à ce qui a été dit, sauf sur les propos injurieux et non étayés de miko.
Je ne considère pas que FT ait ralenti le développement du haut débit. Je considère que les succès de notre opérateur sont nombreux et ont permis à une industrie Francaise d’occuper une place majeure. Il n’y a qu’a se souvenir d’ATM. Des entreprises comme Alcatel ou Bull lui doivent beaucoup.
Quid du passé, je regarde maintenant la situation. Si FT a permis à une industrie Francaise de vivre, je constate que la libéralisation du marché a essentiellement profité à des opérateurs Suédois, Italien, Allemand, Américains, Britannique… Autant vous dire que je ne crois pas qu’elles aient une quelconque intention d’être « citoyienne ».
Pour avoir suivi entre le marché, j’ai pu constater aussi que l’ARCEP bride considérablement FT. Cela s’est traduit par exemple par l’interdiction faîte à FT de lancer son service Ethernet longue distance avant de proposer une offre de gros à ses concurrents. En résumé, l’ ARCEP a annulé l’avantage concurrentiel dont aurait bénéficié FT.
En son temps, j’ai aussi souvenir que l’ART avait retardé le lancement de l’ADSL suite aux demandes de Club Internet qui était en retard…
Alors, je m’interroge sur cette concurrence qui n’est pas saine, qui retarde l’emergence de nouveaux services… Il est à peu près certain qu’il a fallu, un temps, avantager les nouveaux entrants et démanteler le monopole. Mais je pense qu’aujourd’hui, l’ARCEP représente un carcan beaucoup trop important. Je suis outré que des intérêts privés (et étrangers) puissent avoir un tel pouvoir sur l’ARCEP pour contrôler les tarifs de FT. Je ne suis pas assez naif pour croire que les opérateurs alternatifs n’ont qu’un but : baisser toujours les prix. Dieu merci Jea-Edouard Leclerc ne sévit pas encore dans les Télécoms. Ceux-ci ont tout intérêts à ce que les tarifs de France Télécom soient le plus haut possibles. Que ce dernier les baisse et ce sont les marges qui chutent.
En résumé, je ne pense pas que ce soit FT le grand méchant qu’on doit fustiger sans cesse mais plutôt l’Etat et son interventionnisme, nos politiques et leur « courrutptibilié ? ».
Ah, j’ai failli oublié quelque chose qui m’enerve au plus haut point. J’habite un département ou le CG tire de la fibre optique là ou il y en a déjà à profusion. J’habite une ville (Pau) ou notre maire avec sa folie des grandeurs qu’on lui connait, tire de la fibre aussi… Résultat, je paye une somme monstreuse en impôts locaux. Il suffit d’imaginer que le coût (supposé parce qu’évidement rien ne transpire) de ce réseau se chiffre à 35 millions d’Euros (hors entretien et exploitation) pour moins de 1000 clients raccordés… Je vous laisse calculé. Tout cela pour fournir ce que l’ADSL offre avec la même qualité.
Décidément, on peut regarder dans tous les sens. Notre argent est bien mal employé… par nos politiques. Pourtant, ce sont eux qui nous donnent des leçons. A méditer !
Franck, je suis entièrement d’accord sur les responsabilités. FT peut agir de manière déloyale parce que les pouvoirs publics et els élus la laissent faire.
C’est l’inconvénient des monopoles publics (ou semi-publics en l’occurrence, économie mixte à la française).
On nage dans l’ambiguïté et cela se ressent dans les pratiques de FT auprès des collectivités locales auprès de qui elle jouit d’un crédit issu de la période où elle était un servcie de l’Etat.
L’Arcep est le grand méchant loup car il casse ce jeu malsain. Mais, si vous regardez les progrès de tarifs et l’accélération du déploiement de l’adsl, il n’est du qu’à la concurrence.
FT, comme tout monopole privé ou public, ne devient entreprenant que sous la contrainte de la concurrence.
Enfin, qu’avez-vous contre les opérateurs étrangers ? En quoi est-ce gênant si le service est de qualité et à un bon prix ? Doit-on condamner les parts de marché que FT et ses filiales gagnent à l’étranger ?
Si nous perdons des parts de marchés face à des concurrents étrangers nous le devons à notre ambiguité philosophique et économique. J’applaudis quand FT remporte des succès, à condition que cela se passe sans pratiques déloyales.
Je suis fonctionnaire dans une collectivité et le Maire et moi-même souhaitons connaître certaines bases juridiques.
Nous construisons des voies avec un réseau téléphonique, un réseau de fibre optique etc… Les conventions de France Telecom que nous recevons expliquent que France Telecom participe à l’investissement seulement sur la partie câblage et deviendra propriétaire du réseau (en contrepartie FT compétent, assurera l’entretie du réseau) Quelqu’un peut-il m’éclairer sur le fondement juridique? Un autre opérateur peut-il utiliser les câbles?
Quelle distinction avec les fibres optiques?
Je suis le conseil de la Ville de Gonfreville l’Orcher qui opticalise totalement l’habitat tant vertical que pavillonnaire.
Tout d’abord, je souhaite faire un point sur l’argent public mis dans les réseaux DSP des départements ou à Pau :
1- La DSP est un mécanisme entre un industriel privé qui va investir et une collectivité qui va subventionner. Elle est contrôlée de manière drastique par la préfecture de tutelle et doit répondre aux critères de concurrences imposés par Bruxelles.
2- Une DSP ne peut pas donc être à perte en théorie, le plan d’affaire fixe des revenus et des investissements sur une durée de 15 ou 20 ans selon. C’est un mensonge que de dire que c’est à fond perdu.
3- Par contre une DSP peut être en faillite si le plan d’affaire est mauvais ou qu’il y a eu un crash de quelque chose. Mais il faut un événement.
4- Concernant Pau, c’est LE réseau d’avenir, la fibre optique est une garantie de la pérénitié des télécoms. PBC fonctionne très bien et répond aux attentes. C’est un immense labo qui a déclenché une vague du très haut débit. Nous commençons à le voir, l’investissement privé prend un part de plus en plus importante dans ces nouveaux réseaux de fibre. A PAU, la subvention publique a permi de dire que la fibre, c’est possible et qu’il faut passer à cette solution pour développer le développement économique.
Voilà c’était juste un petit recadrage que je pense essentiel.
Quant à France Télécom, c’est une entreprise fabuleuse mais qui a mis du temps à réagir. Effectivement, il ne faut pas permettre à FT d’aller seul sur les nouveaux réseaux. D’ailleurs, ce n’est pas parti pour. Il y a plus de réseaux publics en fibre que de réseaux privés en fibre avec tout ce que les CG posent…!!!! Je serais plus radical par rapport à FT qui nage dans la confusion entre infrastructures et services. Une séparation structurelle serait souhaitable pour permettre justement la neutralité de services sur ses réseaux.
En transition avec les questions du précédent post :
1- Il faut que les réseaux, collectivités et FT, soient séparés. C’est-à-dire chacun chez soi. En aucun cas, les réseaux posés par la Ville ne doivent être rétrocédés à FT.
FT pose ses fourreaux et ses chambres de tirage en même temps que les travaux de voirie. Dans les faits, FT ne participe plus obligatoirement aux travaux. La Ville peut poser le fourreau télécom FT et FT paie ou ne paie pas et donc FT n’est pas propriétaire de rien.
Je ne sais pas si vous avez un réseau d’interconnexion des bâtiments municipaux et si vous avez des projets.
2- En tout cas, vous devez être les seuls responsables de vos réseaux. Vous ne pouvez pas déléguer l’entretien à FT sans marché public par exemple. Soit c’est votre service informatique qui fait l’activation du réseau municipal (à Gonfreville, c’est ce qui se passe) et pour le réseau public, c’est une DSP avec une longue procédure de marché. FT est une entreprise privée, il ne faut pas l’oublier. On ne peut plus traiter en direct. Je ne dis pas cela contre FT mais au regard du code des marchés publics.
3- Dans une même tranchée, on peut retrouver plusieurs fourreaux donc plusieurs opérateurs. Mais chaque opérateur a son fourreau car le partage de fourreau est délicat à cause de la maintenance. Dans certains cas, quand il n’y a qu’un seul fourreau, celui-ci peut être sous-tubé. Chaque sous-tube est loué à un opérateur. Car évidemment les fourreaux posés par la Ville sont disponible à la location ! C’est sûr FT n’aime pas partager les infrastructures car cela veut dire qu’il y a de la concurrence ! La Ville doit rester droit dans ses bottes et permettre le partage des infras.
4- L’autre shéma, est que la Ville pose un maillage de fourreaux souterrains et qu’elle mette en oeuvre une procédure de DSP ou PPP et active un réseau avec comme délégataire ou partenaire, un opérateur d’opérateur qui assurera un transport neutre des fournisseurs de services. C’est de loin, la meilleure des solutions pour l’avenir. D’ailleurs FT peut être un délégataire, quoique la confusion avec la branche « services » ne clarifiera pas la neutralité……….
Il y a beaucoup de choses à dire et surtout à voir.
):> Giga
Trackbacks
Laissez un commentaire