Pas de quoi se glorifier en France d’être le pays où le nombre d’abonnés “haut débit” croit le plus rapidement selon un rapport de l’Idate cité par la dernière Lettre de l’(ex)sénateur Trégouët:

” Enfin, il faut bien sûr évoquer le dernier rapport annuel de l’Idate révélé le 6 avril. Selon cette étude, la France, où le développement du haut débit a été parmi les plus importants ces dernières années, verra la progression du haut débit limitée à 70 % dans les cinq ans à venir, pour atteindre 17 millions d’abonnés en 2009 (27 % de la population).

A cette échéance, l’Allemagne aura rattrapé la France en pourcentage de foyers abonnés et le Royaume-Uni sera loin devant la France puisque 22 millions de Britanniques (35 % de la population) seront abonnés au haut débit en 2009.

En revanche, si les opérateurs misent d’abord sur la fibre optique directement jusqu’à l’abonné (FTTH), la France dépasserait des pays comparables comme le Royaume-Uni et l’Italie, déjà très avancée dans ce domaine, dans trois ans, avec 663.000 accès. “

Dans la réalité, nous sommes en retard malgré les déclarations ministérielles successives et René Trégouët en énumère les causes :

” Les causes de ce retard numérique français persistant sont multiples : absence de vision prospective et stratégique à long terme, insuffisance dramatique et croissante des investissements privés en matière de TIC, freins socio-culturels puissants qui ont été longtemps sous-estimés, etc… Je le dis avec force, si nous ne réagissons pas très vite à cette situation, nous serons, à la fin de cette décennie, définitivement exclus de la compétition numérique planétaire qui est à présent le moteur du développement économique. “

Une solution, ajoute-t-il : faire de ce sujet un enjeu à l’occasion des diverses échéances politiques de 2007.

Très haut débit, fibre optique faire un trackback