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Agence de conseil et d'expertise pour bien communiquer sur le web.

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Archive pour juillet 2006

Free filtre le peer-to-peer

30 juil2006

par Xavier de Mazenod

Le fournisseur d’accès Free s’est équipé de routeurs Cisco pour filtrer le peer-to-peer selon le Journal du freenaute.

Ces routeurs sont sensés bloquer le trafic du P2P (très gourmand en bande passante), selon les besoins, pour privilégier d’autres applications Internet.

Il sera évidemment très tentant pour les fournisseurs d’accès d’utiliser ces équipements pour collaborer avec la censure gouvernementale dans le cadre de la Dadvsi (prononcez Droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information).

Toujours selon la même source, Club-Internet filtrerait lui aussi les applications P2P.

Voir quelques explications techniques.

21 commentaires » Usages du web


Bientôt 10 giga de débit chez 0range et Free

28 juil2006

par Xavier de Mazenod

Et ben non, pas de très haut débit à 10 Gbps chez Free et Orange. C’est juste une farce qui épingle la manie du pipotage et des effets d’annonce v’là que j’tembrouille des opérateurs :

” Free et Orange proposeront du 10Gb/s à Noël… mais pour cela, il faudra habiter dans le central téléphonique.

En effet, les deux société ont simultanément annoncé la possibilité de location d’espaces meublés de 2 à 4 m² dans leurs propres centraux téléphoniques. Ces pièces climatisées, commercialisées par le groupe Accor, seront équipées d’un lit simple, d’une kitchenette, d’un bac douche/toilette et de l’indispensable connexion. L’espace sera fonction de la localisation du central. Les centraux situés dans les campagnes, moins utilisés, proposeront de plus de confort avec des rangements supplémentaires et un second couchage. (…)”

Jean-Yves, le Pipologue, se pose les bonnes questions à la fin de son billet :

“Si quelqu’un se pose des questions sur ce billet, il faut savoir que l’on se traîne à 2Mb/s (grand maximum dans les villages à partir de 2000 habitants) à la campagne et qu’aucune annonce concrète n’a été faite depuis au moins deux ans pour l’accès dans les zones rurales (si ce n’est sur le Wimax, mais c’est surtout l’Etat qui essaie pour l’instant de remplir ses poches)… Ca commence à devenir pesant de voir que tout se fait dans les grandes villes, où le plus dur est finalement de choisir entre toutes les techniques disponibles de façon redondante.”

Allez Jean-Yves, heureusement les bonnes réponses existent.

(via Megathud)

2 commentaires » Très haut débit, fibre optique, Usages du web


Que faire l’été quand on est free lance

27 juil2006

par Xavier de Mazenod

Joël m’invite à répondre à son questionnaire sur les free lance (je n’en suis pas un mais à mon compte quand même). C’est fou cette manie des quiz de l’été ;-)

#1 - Quand et quelle est votre prochaine prestation facturée ?
En ce moment et la suivante la semaine prochaine.

#2 - Pour quelle raison reprendriez-vous une activité salariée classique ? Qu’est-ce qui vous manquerait le plus ?
Ben comme tout le monde : la sécurité et l’oseille. Quoique, la sécurité du salarié soit quand même toute relative dans le privé. Cela dit, j’ai déjà succombé à la tentation du salaire et je suis toujours revenu à l’indépendance.

Ce qui manquerait ? L’autonomie et la liberté d’organisation bien-sûr.
#3 - Que fait un professionnel autonome l’été alors que ses clients sont à la plage ?
Il participe aux opérations de marketing viral montées par les copains pour leurs clients à lui qui sont à la plage.

#4 - Décrivez votre principal outil de travail sans citer son nom.
Devine ! ça commence par un ” o “, ça finit par un ” r “, ça aspire la poussière, c’est japonais et probablement fabriqué en Chine.

#5 - Finalement, tout serait parfait si…
… on arrivait à résoudre ce problème : “quand j’ai du temps libre je suis fauché et quand j’engrange les revenus je n’ai plus de temps”. Plus quelques autres considérations complètement hors-sujet.

NSTRUCTIONS :
- répondre à ce questionnaire sur son blog
- le faire passer à au moins une personne (j’envoie à 2 mailing lists ;-) c’est bon ?)
- faire un trackback sur celui qui vous l’a transmis ou la présente note
- reproduire tel quel ces 5 lignes en bas de votre note

4 commentaires » Chez Adverbe


Animer un groupe de travail ou une communauté en ligne

27 juil2006

par Xavier de Mazenod

Dans sa dernière livaison, Thot indique deux liens vers des ressources consacrées à l’animation de groupes ou de communautés sur l’Internet.

Tout d’abord un lien vers un article sur la manière de gérer un groupe de travail sur l’Internet. Les recommandations (gestion et échange de documents de travail par mails), qui paraissent judicieuses, me semblent complètement périmées depuis l’apparition des blogs collaboratifs et des wikis.

Un lien ensuite vers un livre (versions HTML et PDF) de Jean-Michel Cornu, de la Fing, paru en 2004, La coopération, nouvelles approches. Je vais essayer de mettre à profit le ralentissement d’activité d’août pour enfin le lire tant le sommaire est alléchant. Tous les aspects d’une coopération sont apparemment pris en compte.

Ce qui n’est pas toujours le cas souligne Hubert Guillaud dans un excellent billet titré Animer les territoires électroniques. L’animation - comme le contenu d’ailleurs pourrait-on ajouter - est souvent le parent pauvre des projets de communautés en ligne :

” Nulle part. Cette animation électronique, qu’elle soit le fait de réseaux thématiques, de communautés spécifiques, de personnes isolées, n’est jamais prise en compte. Aujourd’hui, les animateurs de réseaux sont en dehors des plans de développement web, ne sont pas comptabilisés par les modèles économiques des services qui comptent pourtant sur eux pour exister. Dans un budget TIC ou lors d’une demande de subvention, l’animation n’existe pas. Elle est presque toujours passée en pertes et profits, alors qu’elle est la valeur la plus importante des nouvelles technologies. (…)

Ce qui sûr en tout cas, c’est que ces animateurs, coordinateurs, organisateurs, modérateurs, relanceurs, vivificateurs - appelez les comme vous voudrez - font l’internet. Reste encore à comprendre et faire comprendre que cette animation est centrale. Qu’elle a un coût, qu’elle a un rôle et qu’elle engendre aussi et surtout des bénéfices. Espérons que bientôt, elle soit au coeur des process, là où elle n’est bien souvent encore qu’un pis-aller. Car elle est le pivot, l’articulation vitale des initiatives en ligne, quelles soient citoyennes, institutionnelles, associatives ou commerciales. “

Un non sens, d’autant plus qu’aujourd’hui l’émergence d’outils simples et peu chers permettrait de déplacer vers l’animation les budgets auparavant consacrés aux outils.

Trop coûteux de consacrer des ressources humaines compétentes à l’animation ? Et un projet raté, sans vie pour déficit d’animation, ce n’est pas trop cher ?

PS :  Feed Shark

1 commentaire » Usages du web


Est-ce bien raisonnable de laisser la parole au peuple ?

25 juil2006

par Xavier de Mazenod

La ville dort, avachie de chaleur et même les mouches n’en peuvent plus. La blogosphère vit au ralenti et ne s’agite plus.

Enfin du temps pour rattrapper mon retard d’agrégateur. Et je tombe sur un billet de de Davduf déprimé qui me laisse une drôle d’impression.

Certes, ce vieux briscard du web alternatif, des rézo et autres manifeste du web altenatif, du Libé des débuts de l’internet en France a de quoi se désespérer devant la médiocrité ambiante :

” Quant aux bloggeurs, la belle affaire. A quelques exceptions près, les mêmes outils, les mêmes mises en pages, les mêmes google ads, la même pensée : sponsorisée de bas en haut. Du prêt-à-s’exprimer en deux colonnes. De l’autoréférentiel. « Le style, c’est l’homme » (Céline). Le wysiwyg, sa fin. Et le marketing, la pelle qui creuse la tombe.

Sur les blogs, on y parle Ségolène Royal, Sarkozy, on y parle geeks ; mais jamais de souffrance. Un reportage pour mille considérations. Deux choses vues pour dix milles malentendus. Nombril Party, photoblog pipeau-le, Maisons des On dit et des Businessmen. Loïc Le Meur ? Vous permettez, je baille. (…)”.

Mais ce spleen de révolutionnaire nostalgique, de déçu du monde mou et de l’absence de confrontation “franche et joyeuse” ne cacherait-il pas un propos réactionnaire inconscient ? Tous nuls les blogs ? Cela vous a un petit air snob et parisien façon Télérama assez déplaisant.

Ce n’est pas un peu conformiste ça David ? Le conformisme de l’anticonformisme, certes. Mais celui dont Cocteau disait qu’il était le pire.

Détrompe-moi David.

8 commentaires » Vie des blogs


Alain Lambert s’associe au Manifeste sur le très haut débit pour tous

20 juil2006

par Xavier de Mazenod

Après Patrick Devedjian, Alain Lambert, ancien ministre du Budget, s’associe lui aussi à la démarche du Manifeste pour le très haut débit.

Il précise, avec modestie, qu’il connaît moins bien le sujet sur le plan technique que son ancien collègue de l’Industrie :

” (…) je n’ai pas la compétence requise pour affirmer que la fibre optique est la seule technologie qui offre le meilleur rapport coût / efficacité pour atteindre l’objectif de « très haut débit jusqu’à l’abonné ». En d’autres termes, j’adhère évidemment et totalement à l’objectif auquel je crois absolument, et m’en remets aux personnes compétentes pour choisir le meilleur canal.”

Ce n’est pas grave. Ce qui est intéressant c’est l’adhésion aux principes du Manifeste : équité (fibre pour tous), ouverture, indépendance, neutralité et rapidité de mise en oeuvre.

2 commentaires » Très haut débit, fibre optique


Le monde selon Google

19 juil2006

par Mickaël Thomassin

Google est rapidement devenu un des géants de la nouvelle économie : leader mondial de la recherche d’information et de la publicité sur Internet, valeur boursière vedette du Nasdaq… et alors qu’il était auréolé d’une image bon-enfant voilà encore quelques mois, son implantation “politiquement correcte” en Chine et son envie de tout diriger, tout gouverner, ont fait de lui la bête noire de nombreux bloggeurs. Bill Gates, rassuré, doit se dire que c’est chacun son tour !

Les étudiants du troisième cycle Marketing Management des Technologies de l’Information de l’Institut Supérieur du Commerce de Paris viennent de synthétiser les projets tout autant que les peurs que ce monstre inspire. Ils tentent ainsi d’imaginer le monde selon Google… dans un livre à ne pas manquer.

6 commentaires » Usages du web


Quand la canicule fait pleurer le petit chien

19 juil2006

par Sophie de Mazenod

La canicule, étymologiquement ” petit chien “, plus précisément ” petite chienne “, désigne une période, et rien qu’une période, de quelques semaines au milieu de l’été.

Durant cette période, l’étoile Sirius, appelée aussi le Chien, se lève et se couche en même temps que le soleil.

Selon les sources et les époques, cette période s’étend du 22 juillet au 22 août, ou du 24 juillet au 26 août.

Donc: ces derniers jours ont été une période de chaleur intense, mais non de canicule.
Et il arrive qu’il fasse froid pendant la canicule.

Cependant, il y a de fortes probabilités qu’il fasse chaud.

Selon un phénomène de capillarité fréquent en linguistique, cette coïncidence du temps qui passe et du temps qu’il fait durant ce temps-là, a fait dériver le sens du mot canicule.
C’est un phénomène d’évolution normal.

Or, depuis le mois d’août 2003, ce mot est pris d’une fièvre étrange qui lui fait pousser des tentacules sémantiques dans toutes les directions.

Jusqu’à devenir une sorte de monstre effroyable et cruel, un dragon crachant le feu, dévorant les vieillards et les jeunes enfants, se nourrissant de l’égoïsme des joyeux vacanciers et de l’insouciance du corps médical. On se souvient même qu’un ministre, doté de dons insoupçonnés, avait été soupçonné d’avoir soufflé le chaud.

Car la canicule ne frappe pas seule.

Le mot est aujourd’hui chargé de vous culpabiliser, vous, nous, qui nous la coulons douce au bord de l’eau, et le congélateur plein de glaçons.

Loin de moi le projet de banaliser les consignes sanitaires, de prôner l’indifférence, l’imprudence ou l’insouciance face à des pics climatiques toujours porteurs de risques.

Mais il est de mon propos de s’attaquer à la surchauffe du mot, propre à nuire à l’appréhension rationnelle du danger réel.

Cave canem.

7 commentaires » Langue française


Entretien avec Patrick Devedjian : ” Oui à la fibre optique pour tous dans moins de cinq ans ! “

18 juil2006

par Xavier de Mazenod

Nous avons noté que Patrick Devedjian, ancien ministre de l’Industrie et député des Hauts-de-Seine proche de Nicolas Sarkozy, adhérait, dans un discours récent, à tous les principes que nous énonçons dans le Manifeste pour le très haut débit pour tous.

Je l’ai donc rencontré. Il persiste… et signe.

Vous avez affirmé dans une allocution récente sur le très haut débit que le maillage du territoire était un préalable pour « répondre aux objectifs de croissance et de compétitivité, de cohésion et de durabilité ». Parlez-vous de la fibre optique pour tous, jusqu’au domicile, et pouvez-vous détailler le bénéfice d’un déploiement massif de la fibre?

Le déploiement de réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné est un mouvement inéluctable, qu’il revient aux pouvoirs publics d’accompagner et d’accélérer. Déjà, depuis 2002, avec l’ouverture du marché de détail de l’accès à Internet haut-débit, des investissements considérables ont été consentis pour rapprocher la fibre de l’abonné et permettre le dégroupage d’un très grand nombre de répartiteurs et l’extension géographique de la concurrence. Les débits nominaux sont passés de 200 bits/seconde à 2000 bits/seconde en deux ans, et les tarifs nominaux sont passés de 50 Euros par mois à moins de 20 euros par mois.

Je suis convaincu que le développement actuel du marché de l’accès à Internet haut-débit n’est que transitoire, et que la diversification des usages créée de nouveaux besoins en débit.

La fibre optique va donc continuer à se rapprocher de l’abonné, au fur et à mesure où les besoins en débits de l’abonné continueront à progresser: télévision et radio par Internet, échange de photo, de vidéo, de morceaux de musique, téléconférence, visiophone, télésurveillance, etc. Les jeunes internautes savent bien qu’il faut deux heures pour télécharger un film avec une connexion ADSL, contre trois minutes avec une connexion très haut débit. Et ils voudront bientôt la haute-définition du son et de l’image, et le téléchargement de catalogues de films !

Les nouveaux usages d’Internet appellent des débits que nous croyions réservés aux entreprises il y a à peine quelques années. Ceux qui ont pronostiqué un plafonnement des besoins en débit se sont trompés. Je crois que ceux qui continuent à pronostiquer un plafonnement continuent à se tromper. L’ADSL n’est pas la technologie ultime de la société de l’information. L’ADSL est une technologie de transition, qui aura été très utile pour le basculement progressif de l’abonné vers la fibre optique.

Les opérateurs sont timides et doutent du retour sur investissement pour déployer de la fibre optique jusqu’à l’habitant. France Telecom dit vouloir y aller mais voudrait une garantie de monopole en échange. Dans ces conditions, quelle est la faisabilité d’un déploiement national à court terme ?

L’idée de recréer un monopole pour permettre à un opérateur de créer un réseau national est une aberration.

Une aberration juridique, puisqu’un tel monopole serait en infraction par rapport aux règles de concurrence européennes. Les autres opérateurs devraient certainement être indemnisés du préjudice subi.

Une aberration économique, puisque seule une concurrence saine et durable est susceptible de stimuler l’innovation et l’investissement. L’exemple de l’explosion du marché du haut-débit en France depuis 2002 est particulièrement précieux de ce point de vue.

Une aberration sociale aussi, puisque les consommateurs seraient contraints de s’adresser à un opérateur unique, sans possibilité de choix.

Le déploiement national d’un réseau de fibre optique me paraît tout à fait compatible avec le respect des règles de concurrence. Il faut séparer l’infrastructure et l’exploitation: les collectivités locales, grâce au nouvel article L.1425-1 du CGCT, peuvent désormais créer les infrastructures nécessaires. Les grands réseaux nationaux, comme celui de RTE, celui de RFF, celui de VNF, celui des autoroutes, peuvent rapidement être mis à contribution pour fournir des infrastructures neutres et ouvertes.

Sachant que l’essentiel du coût de déploiement d’un réseau de fibres optiques est lié au génie civil, j’ai proposé l’introduction dans le code de l’urbanisme d’une obligation à la charge de tout maître d’ouvrage de projet de construction de réseau (eaux usées, eau pluviale, voirie,…) d’intégrer dans son projet un fourreau permettant d’accueillir une fibre de télécommunication. J’ai proposé la même obligation pour tous les projets de construction de logements: pourquoi imposer le raccordement au fil de cuivre, quand le raccordement à la fibre optique n’est pas plus cher et 100 fois plus performant en termes de débit, et permet de conjuguer des services de téléphonie, de télévision, d’Internet à très haut débit, etc.

J’en suis convaincu, avec un peu de volontarisme politique, le raccordement de l’ensemble des foyers français au très haut débit peut être réalisé en moins de cinq ans.

Didier Lombard a récemment déclaré sur LCP qu’il attendait juste une proposition tarifaire correcte de l’Arcep pour mettre son réseau de fibre à disposition des autres opérateurs. Cela vous semble-t-il une bonne solution qui garantisse la neutralité des infrastructures en faveur de laquelle vous vous êtes prononcé ?

Non. Il ne faut ni monopole des infrastructures, ni monopoles des services. Chacun doit pouvoir librement développer ses infrastructures et ses services, dans des conditions de concurrence équitable. Si un opérateur s’avère en position dominante, sur les infrastructures comme sur les services, et si cette domination est préjudiciable au marché, il y a lieu de réguler.

Plusieurs déploiements de fibre optique jusqu’à l’habitant sont en chantier, à Pau, à Gonfreville l’Orcher, dans votre département des Hauts-de-Seine ou à Paris. Ce sont toutes des zones à forte densité d’habitation avec une logique économique claire. Comment faire pour éviter que ne se reproduise la fracture rurale que l’on connaît avec l’ADSL (monopole de fait de l’opérateur historique et basse qualité de débit) ? Comment déployer des réseaux pour tous en milieu rural ?

Il y a de nombreux types d’ADSL, avec des débits très variés selon la distance de l’abonné par rapport au répartiteur. Et le déploiement de l’ADSL s’est effectivement accompagné de disparités croissante entre le haut-débit des villes, avec dégroupage, concurrence, services diversifiés, débits élevés, tarifs bas, et le haut-débit des champs, abandonné à un monopole, sans services supplémentaires, des débits faibles et aléatoires, des tarifs élevés.

L’avantage de la fibre est précisément son caractère égalisant: la fibre délivre le même débit ascendant et descendant, de manière symétrique, en tout point du réseau. Si nous parvenons à déployer un réseau national ouvert à la concurrence, en utilisant les réseaux publics et en encourageant la constitution de nouveaux réseaux, la fibre constituera un excellent outil d’aménagement et de compétitivité des territoires.

Peut-on estimer qu’un projet « fibre optique pour tous » à court terme soit un projet politique ambitieux qu’on pourrait imposer dans le débat de la présidentielle ?

Le très haut débit pour tous constitue un défi majeur, à la hauteur des grands enjeux qui sont ceux d’une campagne présidentielle. Le très haut débit, c’est l’accès au meilleur de la société de l’information. C’est un facteur de compétitivité pour les entreprises, d’ouverture au monde et de cohésion pour notre société. Je porterai ce projet auprès du candidat qui me paraît à la fois le plus en phase avec cette société de l’information en cours d’émergence et le plus déterminé dans son action: Nicolas Sarkozy.

Dans l’allocution citée plus haut vous avez repris des arguments du Manifeste pour le très haut débit. Etes-vous d’accord pour vous associer formellement à cette démarche de sensibilisation et pour signer le Manifeste?

Bien entendu.

26 commentaires » Entretiens, Très haut débit, fibre optique


Libération a encore changé

13 juil2006

par Xavier de Mazenod

Nouvelle Une de LibérationLibé a encore changé.

Je ne parle pas de la ligne éditoriale qui a gentiment glissée en quelques années de la gauche prolétarienne - tendance goulag rural extrême-oriental - à la pub pour les SICAV américaines. En quelque sorte passée du sinisme au cynisme…

Comme c’est très vilain de se réjouir du malheur des autres (et que c’est hors ligne éditoriale d’Adverbe), concentrons-nous sur les changements ergonomiques de ce nouveau Libération que l’on pourrait résumer par “simplicité et clarté”.

Un menu horizontal simplifié regroupe maintenant toutes les rubriques avec des sous-menu déroulants. Plus clair et plus pratique qu’auparavant quand la navigation était répartie entre des menus horizontaux et verticaux.

Les articles sont plus lisibles et plus aérés mais manquent encore d’intertitres pour faciliter la lecture à l’écran. L’organisation des pages d’acueil des rubriques est également clarifiée et simplifiée. Les liens vers d’autres articles “du même auteur” ou “dans la même rubrique” sont pratiques, placés à droite des articles.
La rubrique Multimédia regroupe les enregistrements audios et vidéos et la galerie photo.

Grande nouveauté et petite révolution dans la presse française en ligne, à mettre au crédit des blogs : les lecteurs peuvent commenter directement les articles plutôt que de donner leur avis dans un forum.

Une petie critique pour le bandeau pub + titre assez confus. D’autant plus que le titre du journal, par convention à gauche, est placé ici au centre de la ligne (tout un symbole mais j’ai dit que j’arrêtais de me moquer). Et que la bandeau publicitaire est scindé en 3.

Enfin, il manque toujours de liens hypertextes externes dans les articles issus de la version papier du journal. Probablement que cela demanderait trop de travail à la petite équipe multimédia. Dommage. Une exception dans les papiers de la rubrique opinion sur le Web 2.0.

Pour résumer, Libé reprends sa place de leader des quotidiens français en ligne en sachant tirer le meilleur parti du Web.

8 commentaires » Ergonomie et accessibilité, Ecrire pour le Web