Vecteurs du discours, les mots peuvent synthétiser une idée ou masquer la réalité. Ils peuvent servir à communiquer ou, au contraire, à mentir pour mieux flatter. Attention danger, ils sont souvent piégés quand ils approchent du pouvoir. Un exemple : le chômage dont je reparlerai.

Apprêtons-nous à une surdose de mots en trompe l’oeil en proportion des enjeux électoraux proches.

Or, je ne crois pas me tromper en disant que la plupart des Français attendent de la sincérité et de la vérité pour ce débat pré-présidentiel. C’est mal parti. On nous sert déjà des mots « cache sexe », des mots réflexes pour partisans et des mots pour conforter le déni sur des situations bloquées.

Sans oublier quelques mots concoctés par des officines de communicants à fins de reprise par la presse et par les relais d’opinion de comptoir.

Le chômage donc. On apprend qu’il continue de baisser et qu’il passerait en-dessous des 8,6% de la population active. Chic se dit-on, car nous venons de loin. Tout en gardant à l’esprit que ce mot est sujet à manipulations depuis longtemps.

Or, le vrai taux de chômage serait plus près de 20 % de la population active que des 8 ou 9 % annoncés. Ce qui reflète mieux « l’anxiété d’une population qui, à l’encontre des producteurs officiels de statistiques, mesure l’emprise du risque sur son existence ».

Pour débattre utilement, pour réfléchir ensemble, pour éviter de se lamenter a posteriori sur les mauvaises surprises du 2nd tour, il faudrait déjà commencer par évacuer les mensonges et avoir la volonté de communiquer sans nous prendre pour des billes.

Mais c’est peut-être trop demander ?

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