Quelles bonnes pratiques pour travailler en réseau ?
C'est bien de revenir nous voir chez Adverbe. Avez-vous pensé à vous abonner à notre flux RSS, à notre compte Twitter ou à notre newsletter ? A très bientôt.
On entend beaucoup parler du travail en réseau et il peut être utile de faire le tri dans les pratiques. Je ne travaille que de cette manière depuis des années et j’en retire beaucoup de satisfaction et de gains en efficacité. Je vais donc essayer de synthétiser cette expérience.
Le travail en réseau est bénéfique de plusieurs manière. J’apprends – et j’enseigne, quand je peux – beaucoup, j’apporte et je reçois des affaires, je ne suis jamais isolé, je dépanne et je suis dépanné.
Par « en réseau » j’entends aussi bien :
- le travail avec des clients ou fournisseurs, à distance ;
- le partenariat, plus ou moins formel, entre entités juridiques différentes, souvent de la même taille que moi.
Premièrement, comme en amour, il s’agit avant tout d’échanges entre individus consentants. Pas entre des machines ou des outils mais entre des êtres humains. C’est utile à rappeler tant le sujet est pollué par des débats ou des guerres idéologiques techniques.
Je suis toujours surpris de la passion ou des idées arrêtées de certains quand ils abordent le sujet des outils, comme si leur identité était menacée par un désaccord. Sans bien se rendre compte qu’ils confondent la fin et les moyens ni que, en la matière aussi, c’est l’utilisateur qui décide.
Les discussions sur les outils ne doivent pas être absentes, au contraire, mais il faut les remettre à leur place.
Deuxièmement, il faut vouloir travailler de cette manière, en réseau. Que l’on soit indépendant, salarié d’une TPE ou d’une grande entreprise, il faut le vouloir, le décider afin de pouvoir y mettre les moyens nécessaires.
Troisièmement, le travail en réseau ne se décrète pas, il se vit et il se pratique. Il repose sur l’échange et sur la confiance. Quand cela fonctionne, c’est un vrai luxe.
Combien de fois ai-je vu des tentatives de réseau échouer parce certains membres en attendaient des retours rapides sans penser à rendre aux autres. Si votre but est juste de chercher » du taf » ou des missions, oubliez le réseau, cela ne fonctionnera pas.
Des exemples de réseaux ? Je travaille depuis des années ou j’échange avec un petit groupe d’indépendants pour la plupart issus de Rezoting : Myriam, Mike, Aymeric, David ; mais aussi avec Nicolas, qui écrit dans ces colonnes, ou avec mes amis du CPE et ceux de Formation Web.
Sans compter notre groupe de Planet agency, en gestation, regroupement des « explorateurs du Web 2.0« . Pour certains, nous ne nous somme même jamais vu, sauf en ligne. Avec d’autres, il nous arrive de nous taper la cloche ou de boire un coup à l’occasion. Pas très souvent car nous sommes éparpillés en France (et au Mexique, pardon Mike).
La confiance se gagne petit-à-petit par l’observation et par la pratique. On donne et on reçoit. La générosité sincère, sans calcul, est finalement assez payante.
Et qu’on ne me dise pas que le travail en réseau isole ou désocialise. C’est strictement l’inverse : un moyen de ne pas être seul. Car, comme chacun le sait, malheur à l’homme seul !




Commentaires
Cela permet même d’être invité à participer à des conférences… et qelle conférence

J’y ais été aussi de mon petit commentaire sur cette « création »
http://www.ed-productions.com/leszed/index.php?une-affaire-de-specialistes-web
La rédaction est tout un art et là tu excelles ! Ca mériterait d’être dans le Wikipédia une définition pareille
Tout ce que je peux ajouter, c’est que j’ai le bonheur de contribuer à tisser ce réseau.
» nous taper la cloche » … Encore une expression que je ne connaissais pas ! Tu peux imager Xavier ?
C’est vrai Eric. Mais je ne parlais dans ce billet que des relations « commerciales » en réseau. Le reseautage ne se limite évidemment pas à cela.
Sinon tu serais aux premières loges dans la liste
Mike, se taper la cloche c’est faire un bon repas. Voir la définition chez nos amis d’Expressio : http://www.expressio.fr/expressions/se-taper-la-cloche.php
Il paraît qu’Aymeric va descendre dans le Sud le mois prochain. Une bonne occasion de se taper la cloche ! On vous enverra des photos du festin.
On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre ! Ce pourrait-être un bon objectif pour les rézoteurs : une tournée gastronomique.
Mike pourrait fournir les enchiladas, Eric les boulettes d’Avesne et le Potjevlesch, Myriam la Bouillabaisse, Aymeric les huitres et j’apporterais le boudin blanc ?
Trackbacks
Laissez un commentaire