Selon Challenges, le 2 avril Libération devrait lancer le Contre-journal, deux pages, consacrées à l’actualité sur le Web, « libertaires, contestataires, détectant ce que la presse officielle a manqué » selon Laurent Joffrin, directeur de la publication du quotidien.
Cette évolution annoncée peut apparaître comme une sorte d’hommage « du vice à le vertu ». Le constat que la presse quotidienne est encore à la traîne d’un nouveau média qui la désappointe.
J’y verrai plutôt un début de transformation culturelle profonde. On assiste déjà, depuis quelques mois, au développement rapide de l’interactivité dans tout le journal et à la mise en avant des Libéblogs. Va-t-on aussi voir la vidéo arriver ?
Si Joffrin réussit son pari de transformation et que le journal survit à ses problèmes économiques, Libé pourrait bien reprendre sa place d’innovateur en matière d’Internet, un phénomène qu’il avait anticipé avant tous ses confrères dès 1994.
Et réussir à inventer un journalisme de qualité en phase avec les nouvelles pratiques sur le Web.
Pas simple. Le journaliste qui devrait être un « rapporteur », médium d’une information qu’il transmet, s’est souvent mué en filtre dans lequel le conformisme, l’idéologie ou la connivence prenait le pas sur l’information. Et, si l’information est non filtrée du côté du « journalisme citoyen », elle n’est pas exempte d’à peu près et, surtout, d’opinion.
Une révolution culturelle en quelque sorte pour Libé. Mais pas une longue marche, j’espère.








commentaire publié le 27 mars 2007 à 9:25
Une petite étude intéressante pour voir tout le chemin qui reste à parcourir Xavier : http://motsandco.com/blog/index.php?les-journalistes-face-aux-blogs
commentaire publié le 27 mars 2007 à 16:04
Je le sais bien Mike. Habituellement, je critique. Cette fois-ci j’ai voulu être positif…
commentaire publié le 1 avril 2007 à 1:27
Comme tu le dis si bien Libération a été pionnier en matière de web et c’est de bonne augure qu’il le redevienne. De là à sauver le journal…
Wait & see… & hope.