Francis Pisani reparle du journalisme citoyen à propos du massacre de Virginia tech et du lancement de Now public, une sorte d’Agoravox plus tourné vers l’information que vers l’opinion.

Que la presse traditionnelle soit obligée de prendre en compte l’interactivité et la participation avec ses clients (lecteurs, auditeurs ou spectateurs) c’est certain.

Qu’elle ait tout intérêt à construire un réseau de correspondants non professionnels, via le Web, c’est évident (c’est ce que fait depuis des dizaines d’années Europe 1 ou RTL : la radio récompense les auditeurs qui signalent un scoop).

Mais de là à en tirer la conclusion que ce “journalisme citoyen” est l’avenir de la presse, je pense qu’il y a une marge. Comme l’explique Klement dans les commentaires du billet de Francis, l’information brute et l’émotion ne suffisent pas pour informer correctement.

D’autre part, en quoi se frotter au reportage quand on est amateur est-il un acte “civique” ou “citoyen” ? C’est du journalisme (ou cela tend vers le journalisme) mais point besoin de le qualifier. Ou alors, peut-être, de “journalisme amateur” ? Mais cela risque de passer pour péjoratif.

Information, pouvoir, communication faire un trackback