Le travail collaboratif à distance, cela se prépare

par Xavier de Mazenod • 22 juin 2007

Dans le monde du 19 juin on peut lire un retour d’expérience de télétravail dans la SSII nantaise Sneda. L’entreprise, qui compte 120 salariés, a fait passer 15 collaborateurs en télétravail, dont la totalité des travailleurs nomades (ce qui n’est pas un bouleversement).

Un changement de mode d’organisation qui permet de « prendre en compte l’exigence sociétale des salariés qui, aujourd’hui, ont un autre rapport au travail, au temps et à l’espace » comme l’explique le PDG de la société.

Mais des soucis pointent à l’horizon. L’entreprise se pose des questions essentielles six mois après le démarrage du projet :

 » (Elle) réfléchit à la façon d’entretenir les liens d’appartenance et l’identité collective. Au-delà des rencontres régulières avec le management, des envois récurrents d’informations émanent de la direction, comment recréer une « ambiance de travail »… à distance ? L’idée d’une « pause-café virtuelle » fait son chemin, avec l’ouverture d’un chat à heures fixes sur un extranet. Une façon de préserver les « moments informels » qui semblent faire le sel de la vie en entreprise… « 

Typiquement, ces questions auraient dû être réglées avant que les salariés ne s’installent en télétravail. Maintenir le lien social entre tous les collaborateurs est indispensable mais ce n’est que de l’organisation.

Réjouissons-nous que les entreprises voient enfin leur intérêt à adopter le travail collaboratif à distance. Le coût de l’immobilier d’entreprise, la fidélisation des salariés par la qualité du cadre de travail ou une certaine prise de conscience écologique sont des accélérateurs. Tant mieux.

Mais attention à ce que les projets soient bien ficelés, que le management à distance et la communication soient préparés avec soin, que les avenants aux contrats de travail soient modifés avec précision et que les futurs télétravailleurs soient formés.

Faute de quoi, le télétravail sera encore accusé de tous les maux alors que seule la mauvaise préparation sera responsable de l’échec.

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  • René: En périphérie de ce sujet, je voudrais défendre la langue du XVIIIème siècle. Et, lisons Saint-Simon pour se...
  • Jean-Marie LOUCHE: Merci d’utiliser notre présentation ;-)
  • Xavier de Mazenod: Merci Thierry. A bientôt donc, sur twitter ou ailleurs.
  • Xavier de Mazenod: Oui les autres cours sont en ligne… Voir le lien indiqué dans mon billet ci-dessus ;-)
  • JC: Merci de cette information pertinente et bien structurée !