“Les nouvelles technologies n’ont pas fait décoller le télétravail” déploraient les Echos il y a deux jours. A peine 2% de salariés travailleraient à la maison avec ce type d’organisation et 5% en télétravail nomade.

L’article cite comme succès l’entreprise nantaise Sneda qui a fait passer 15 de ses 120 salariés en télétravail. Un exemple déjà cité par Le Monde en juin et au sujet duquel Netploy avait fait un retour d’expérience : il est très difficile à une entreprise qui fonctionne sur un mode d’organisation classique de transformer ses pratiques.

Echec malgré les nouvelles technologies et l’accord interprofessionnel sur le télétravail ? Le raccourci semble inexact puisque le télétravail non salarié est bien développé chez les indépendants ou TPE dans beaucoup de métiers (6% à domicile).

Le frein est bien culturel dans l’entreprise comme nous l’avons aussi constaté avec nos amis de Home friday. La peur de perdre le contrôle sur ses salariés et le besoin de montrer du “mortar” pour montrer sa puissance sont une partie de l’explication. Quoi de mieux pour montrer son poids social qu’une place de parking réservée devant un gros siège social tout neuf ? Un un Blacberry dans un hall d’aéroport pour prouver qu’on est un cadre hyperactif total deborded.

Pas grand chose à voir avec la productivité, avec le bien-être de ses salariés ou la réduction de la pollution. mais nous ne sommes que des hommes… Nous reviendrons sur le sujet plus en détail.

Travail collaboratif, télétravail, travail 2.0 faire un trackback