Dans sa Lettre Recherche & référencement de septembre 2007, Olivier Andrieu observe que le concept de longue traîne s’adapte également aux mots clés dans le référencement. Mots clés extraits du contenu textuel total de votre site web.
Ce concept de longue traîne, ou « longue queue », a été développé en 2004 par Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, dans un célèbre article et dans un livre, The long tail. Selon sa théorie, développée par l’observation des statistiques de ventes de sites web de commerce électronique, peu de produits très populaires représentent moins de ventes que la somme de nombreux produits vendus à peu d’exemplaires.
En nombre de ventes, la longue queue du graphique (en jaune) représente 80% du chiffre d’affaires (illustration de Hay Kranen).
Olivier Andrieu a lui observé les statistiques de trafic sur ses sites web Abondance et Google fight.
Sur le 1er site, riche en contenu, l’effet longue traîne est évident :
« Les 10 premiers mots clés ont généré 19,77% du trafic « moteur » (soit 16 637 visites sur les 84 124 amenées par les moteurs de recherche sur le mois testé), les 80,23% restant étant constitué par 25 286 expressions différentes, repésentant chacune moins de 0,8% du trafic global… Un pur phénomène de « Longue Traîne. »
Dans l’analyse du 2nd site, pauvre en contenu, le phénomène est le même sauf que les mots « googlefight » et « google fight » représentent près de 70% des requêtes (à cause du manque de contenu) :
» (…) Les chiffres descendent très vite ensuite avec la 200e recherche qui n’est plus demandée que 8 fois dans le mois, puis, pour des milliers d’expressions qui ne génèrent qu’une ou deux visites mensuelles. »
Olivier recommande donc de « penser longue traîne » pour bien référencer son site :
» Lorsqu’on met en place une stratégie de rééfrencement pour un site web, l’un des premiers réflexes que l’on a le plus souvent est de définir les mots clés sur lesquels on va tenter de positionner son site. En faisant cela, on va en fait « nourrir » la tête de la Longue Traîne avec des mots clés que l’on désire avant tout voir comme des « best-sellers ». C’est, en revanche, le contenu textuel de votre site qui va nourrir la queue de la Longue Traîne… »
On ne maîtrise pas les positionnements des mots clés sélectionnés par Google dans le contenu et l’on subira beaucoup de trafic parasite. Mais, assure Olivier, dans le lot « certains mots clés seront intéressants, même s’ils n’ont pas été imaginés ainsi dès le départ ».
Voir aussi notre article : « Ecrire pour le web c’est du lien, du lien et encore du lien »
Conclusion : soignez votre contenu








commentaire publié le 16 octobre 2007 à 16:18
Pour illustrer la longue traine, je te conseille celle réalisée par Elliance
http://tinyurl.com/2cktjv
commentaire publié le 16 octobre 2007 à 22:40
C’est manifestement dans l’air du temps…
Ce qui est intéressant ensuite, c’est ce qu’on peut faire de cette longue traine :
http://bailly.blogs.com/pro/2007/10/usage-des-mots-.html
commentaire publié le 17 octobre 2007 à 10:46
Très intéressant.
Dans l’exemple que tu cites, Armada2008, on est plus dans un travail de référencement que dans le concept de longue traîne puisque tu travailles spécifiquement pour bien positionner ce mot.
Et tu espères donc accroître le nombre de visiteurs arrivés sur Grand Rouen par ce mot clé.
Ce qui est amusant avec la longue traîne c’est que les résultats sont imprévisibles.
Mais, malgré cela, le rédacteur doit penser à la longue traîne. Un effort pour enrichir son vocabulaire
Je ne suis pas certain que l’outil futuriste que tu décris – qui semble à portée des développeurs de Google – soit une si bonne chose. Il me semble qu’il contribuera à rendre les éditeurs plus conformistes : j’en parle parce que cela va créer du trafic…