Le télétravail briseur de grève
On peut découvrir dans cet article du Journal du Net la batterie d’outils utilisés dans les sociétés informatiques pour travailler à distance et pallier les effets de la grève des transports.
Curieusement, si elles sont très bien placées pour maîtriser ces outils collaboratifs, elles les utilisent encore assez peu :
” Cependant, chose assez étonnante les mentalités restent encore parfois très fermées au travail à distance, même dans le secteur informatique qui pourtant bénéficie de tous les outils nécessaires pour le faciliter. «Si je peux me permettre, étant anglo-saxon, je constate que les entreprises françaises sont un peu en retard dans l’acceptation de la notion de télétravail, sur la qualité des tâches effectués de cette manière, et sur la qualité de vie que cela permet au salarié», confirme Matthew Foxton (Bull).
De même, les applications hébergées et les services de travail collaboratif en ligne restent quant à eux relativement peu utilisés par les sociétés informatiques pour le moment. “
Comme quoi la lenteur à se convertir au télétravail en France est bien un problème culturel du management.
Travail collaboratif, télétravail, travail 2.0 faire un trackback






Les différences législatives entre France et Angleterre ne sont-elles pas aussi à prendre en compte ?
Pour être télé-travailleur à temps plein en France, ne faut-il pas mettre en place un contrat prennant en considération ce contexte … sur le travail à fournir, sur les financements portés par l’employeurs etc.
Quand à être télé-travailleur pendant les grêves … je pense que l’on peut s’attendre à une certaines tolérances de la part de la DDT … mais je ne serais pas étonné que la aussi les contrats de travail ne le permettent pas si facilement que cela.
Je ne rejette pas le problème culturel évoqué par Xavier, il est bien réel !! Je souhaite apporter une nuance car je ne suis pas sur que ce soit l’unique frein.
Le problème juridique n’est même plus un prétexte valable depuis l’adoption en droit français de la directive européenne.
Je te confirme que le blocage est bien culturel et chez les managers.
Ce n’est pas un problème français car le pourcentage d’indépendants ou de TPE qui télétravaillent est similaire à celui d’autres pays.
Là où les chiffres sont mauvais c’est pour les télétravailleurs salariés.
Merci pour ce complément d’information !
“depuis l’adoption en droit français de la directive européenne” … je dois pas avoir connaissance des changements que cela implique … et je ne suis peut-être pas le seul
Vais-je trouver les réponses à mes questions dans le Petit manuel gratuit à télécharger ici : http://www.zevillage.net/2006/09/comme_se_mettre.html ou me conseilles-tu aussi d’autres lectures ?
Le manuel répond effectivement à mes questions.
Le télé-travail à temps plein est donc enviseageable et ne nécessite qu’un rapide avenant au contrat de travail.
Mais dans le cas d’une grêve, l’avenant ne s’applique pas. Existe-t-il d’autres documents en lien avec ce sujet ?
Merci d’avance !
Comment cela le contrat ne s’applique pas en cas de grève ?
Pourquoi non ?
Ce qui change c’est qu’en cas de grève, en présentiel, l’employeur ne paye pas les journées chômées ni les journées des salariés empêchés de venir au travail par la grève (mais ne peut pas sanctionner les salariés grévistes ni les victimes de la grève à cause de leur absence).
En télétravail, plus de problème d’absence…
En effet, le télétravailleur n’est pas concerné par les grêves de transport.
Mais je persiste à penser que les salariés habituellement en présentiel ne peuvent juridiquement organiser d’eux même leur télétravail. D’ailleurs que ce passe-t-il si j’ai un accident à la maison alors que je travaille occasionnellement en télétravail sans que cela soit dans mon contrat ?
En pratique, je suis conscient que l’on puisse bénéficier d’une certaine souplesse.
Ah, ok. Tu as raison, les salariés ne peuvent pas s’organiser juridiquement seuls.
Le télétravail doit d’abord se faire sur la base du volontariat. Puis l’avenant au contrat est négocié entre les deux parties.
Il doit notamment prévoir ces problèmes d’assurance :
- assurance du matériel
- condition del’assurance en cas de déplacement
- complément d’assurance du domicile en cas de tarvail à la maison
- problèmes d’assurance en cas de télétravail “pendulaire” (mixte à la maison et au bureau
- etc.
L’avenant doit en fait préciser tous ce qui va toucher à la nouvelle vie du salarié comme les horaires théoriques de travail, le fait ou non d’être libre d’organiser son temps de travail.
Le télétravailleur conserve tous les “avantages” liés à son statut de salarié, comme la médecine du travail, ses jours de congé ou ses droits à la retraite.