Otages ou pas otages les millions de Français privés de transports par 500 000 autres Français ?

A l’évidence oui, puisque les stratégie syndicales consistent à mettre la pression sur une partie de la population pour faire plier les politiques.

Cette évidence apparaît moins à Big bang blog où Judith conteste l’utilisation du mot otage. Au prétexte que que nous serions tous membres du même corps social et qu’un membre ne pourrait pas en prendre un autre en otage.

Je comprends que le mot gêne Judith dans sa vision idéologique du conflit. Et qu’elle tente donc de se battre sur le terrain sémantique. Otage ça fait tâche !

Tout comme « empêcher » (Des « otages » « empêchés » d’aller travailler), l’autre mot qu’elle conteste avec des guillemets :

 » Il faut, décidément, faire attention aux mots. On entend beaucoup ces jours-ci les usagers se plaindre que les grévistes les « empêchent » d’aller travailler. Or, au sens strict, ils ne les empêchent pas. Ils cessent de les y aider. »

Sophisme, non ?

Judith a raison : les guerres se gagnent en agissant sur les représentations de l’adversaire. Et donc en commençant par « changer son code linguistique« .

Une précision pour les éventuels commentateurs : l’objet de ce billet est juste d’illustrer la notion de « pouvoir des mots ». Pas de commenter l’actualité sociale.

(vu chez Guim)

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