pub-leclerc.jpgMichel-Edouard Leclerc annonce que son enseigne va, le 1er février, retirer de la vente des produits trop chers, jugés inflationnistes.

Habitué des coups de pub dans la posture de “défense du consommateur”, il pousse cette fois-ci le bouchon un peu trop loin. En bon professionnel du lobbying, il prend en otage quelques produits emblématiques, dont la Vache qui rit, l’amie des petits enfants.

Pour ceux qui n’ont pas tout à fait compris son geste, MEL souligne avec cette campagne que ce ne sont pas les grandes surface qui plombent le pouvoir d’achat mais les méchants industriels. Grande surface, ça eût payé mais ça paye plus !

C’est sa riposte aux mesures du gouvernement qui envisage de développer la concurrence entre grandes surfaces. Une concurrence qui permettrait d’en finir avec les fameuses marges arrières.

Le gouvernement est assez sensible au sujet du pouvoir d’achat ces temps-ci. Il utilise donc les vieilles recettes interventionnistes pour tenter de contenir les hausses de prix. Il est dans son rôle.

Mais c’est amusant de voir MEL, apôtre de la libre entreprise, faire de la surenchère dans la régulation des prix en prenant les consommateurs en otage. Alors quoi ? Le philantrope libéral ne défendrait-il, en fait, que son bout de gras ?

Défense des consommateurs faire un trackback