François-Bernard Huyghe choisit un angle très intéressant pour parler du web 2.0 : l’influence 2.0.

Après avoir rappelé les différentes stratégies d’influence sur l’Internet (effet « David contre Goliath », effet « souris à souris »…) et résumé la nébuleuse du Web 2., il tente d’en dégager quelques principes :

  • l’externalisation et hybridation des fonctions (avec son corollaire de simplification générale)
  • l’oeuvre collective
  • la production par les pairs
  • logique du renouvellement perpétuel du contenu.

Ces bouleversements entrainent des modifications de comportements qui changent la donne de l’influence sur le Net : tous médias, tous doubles, tous en tribu. Les stratégies traditionnelles d’influence ne fonctionnent donc plus. Et le pouvoir sur le Web se transforme :

« À certains égards, le vrai pouvoir devient celui de « faire le catalogue » et de créer des pôles d’attraction. Cela résulte notamment des systèmes d’indexation de l’information disponible (et notamment le fameux Google ranking qui ouvre la voie à des stratégies de manipulation des robots sémantiques, pour ne pas dire des stratégies du tricheur) mais aussi quelque chose de mystérieux qu’il faut bien appeler « l’art de diriger l’attention ».

Note : on peut compléter cette analyse par la synthèse, encore d’actualité, d’Internet actu et par la récente mise au point de Tim O’Reilly dans un slideshow.
On s’amusera des réserves de notre cher pape de l’ergonomie, Jakob Nielsen, dans son Web 2.0 can be dangerous (merci Sébastien), « Sur le web, la plupart des gens sont des crétins, indignes du moindre interêt ».

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