Twitter pour enseigner
Voilà un usage original de Twitter : l’éducation.
Normal, l’outil de micro-blogging répond aux besoins d’une formation. Il permet d’envoyer « des messages d’action, d’orientation, d’avertissement, de coordination et d’affection » comme le précise Denys Lamontagne dans Thot :
» Par exemple, on peut concevoir un Twitter de classe qui permette à chacun de signaler ses activités et que chacun des autres en soit informé.
Le professeur peut voir en direct qui fait quoi, ce qui se passe, qui demande de l’aide et sur quoi, bref, ce qui se passe et ses élèves peuvent aussi savoir ce que fait le prof, des rappels, des appels, des suggestions… « .






Commentaires
Par contre il faut une classe largement technophile (au des coup de pieds au cul). Par exemple en LP GRC et e-commerce (normalement section technophile avec des cours sur le web2.0, et les nouvelles technologies
), je suis le seul à utiliser twitter.
Voici qui est faut Alban, je l’utilise moi aussi (bien que cela fasse peu de temps, le début de la semaine), et même chose pour Emilie qui s’y est mis hier. A quelques jours prêts tu étais bon
. Le fait est que je ne l’utilisais pas avant car je n’en voyais pas l’utilité, chose qui a changée …
Concernant l’idée développée dans l’article, je ne peux m’empêcher de me poser une question : pour faire quoi exactement ? Parce; si je prend l’exemple de notre promo, soit on a cours (auquel cas l’enseignant est directement informé de ce que l’on fait), soit chacun dispose d’une adresse mail connue par les autres … Bref, Twitter ou le mail, celà revient au même « problème », à savoir que les destinataires qui ne sont pas informés sont ceux qui ne sont pas connectés …
De plus, savoir « qui fait quoi », voilà quelque chose d’intéressant, mais à l’échelle d’une classe, si c’est un enseignant qui regarde ce que font ses étudiants, je pense que son regard par la suite ne sera pas objectif, car il ne jugera plus les élèves uniquement en fonction de leurs capacités ou compétences scolaires, mais aussi en fonction de leur vie privée (inconsciemment bien sûr). L’abus n’est pas forcément volontaire, mais le risque d’influence est là …
Bref, Twitter pour enseigner … J’avoue que je n’en vois pas l’utilité. Je l’ai dit plus haut, le problème n’est pas la relative lenteur des autres moyens de com’, comme les mails, mais surtout que les gens à qui ils sont destinés ne les ouvrent pas. Après, les mails remplissent très bien le rôle de support de com’, tout en permettant de préserver la vie privée …
Richard, je ne suis pas un fan de Twitter non plus car je trouve que l’investissement en temps est grand pour un bénéfice petit.
Mais je dois bien reconnaître que pour certaines fonctionnalités il peut être utile.
Pour informer « sa » communauté plus rapidement que sur n’importe quel autre réseau social.
Dans le cas d’une communauté d’apprenants, telle que Denys la décrit, il permet de communiquer plus efficacement et plus rapidement. C’est parfois utile.
Mais outre la question de l’impartialité future et du respect de la vie privée, je me pose aussi la question de savoir s’il est vraiment nécessaire de rendre l’information plus rapide qu’elle n’est déjà. Sur ce point, je rejoint Alban : avant d’utiliser un outil comme Twitter, pourquoi ne pas commencer par « formater » les gens ? Ne serait-ce que pour qu’ils se mettent à regarder leurs mails et autres sites régulièrement. Là où l’on améliore les outils, c’est les personnes qui pêchent, c’est aussi ce que je souhaitais souligner. Car le risque est le même qu’avec les mails : si les destinataires ne vont pas voir les news Twitter ni ne parlent … Vous en avez eu l’exemple avec les blogs étudiants cette année : ce n’est pas parce qu’on donne l’outil que tous l’utilisent … :s
Néanmoins, je ne peux que reconnaître que, dans l’optique d’une situation idéale où tous utilisent correctement les outils mis à leur disposition, Twitter fait office de messagerie instantanée communautaire fort pratique. Améliorer les comportements est plus difficile qu’améliorer les outils …
Il n’y a pas d’atteinte à la vie privée puisque chacun publie seulement ce qu’il veut. Twitter n’a pas les moyens de fouiller dans votre vie privée contre votre gré, c’est un outil de publication.
Quand Denys écrit que l’enseignant peut « voir en direct » ce que l’apprenant fait ce n’est pas parce que le prof a braqué une webcam sur l’élève… C’est parce que l’élève le tient informé.
Le mail est un mauvais outil, mal utilisé. Et il est parfaitement inadapté au travail collaboratif.
Et on peut envoyer un message dans Twitter depuis n’importe quel outil (ordinateur, PDA, téléphone) connecté au Web. Et recevoir les messages de la même manière.
Pour qu’une communauté vive, soit active, il faut de la réactivité et des outils simples. C’est plus facile et moins contraignant de Twitter que de publier sur un blog
Pour une fois que je trouve des qualités à Twitter
Si c’est la réactivité qui est le critère, un msn ou gtalk simple ferait l’affaire, non ? Concernant le reste, j’ai déjà exposé mes arguments, je doute qu’un copier-coller fasse avancer le débat
Et s’il n’y a pas d’atteinte à la vie privée au sens strict du terme, Twitter relève du gadget et, de fait, l’utilisateur est tenté de l’utiliser en gadget, et donc de s’y dévoiler … Parfois à un niveau dépassant le, cadre de l’entreprise/la classe. Le mail est un mauvais outil ? Je pense que c’est plus son utlisation qui pèche, et l’on revient à l’équation de départ : changer l’outil ne change pas le comportement de l’utilisateur … Alors pour des passionnés OK, mais dans le cadre d’une classe … j’avoue n’en pas voir l’utilité, l’avantage que peut avoir Twitter sur les autres modes de com’ (car finalement, il ne fait que publier ce qu’on veut dire au moment, l’équivalent d’un Messenger ou Gtalk …)
Richard, vous êtes dans le registre de l’opinion. Vous avez décidé une fois pour toute que vous n’en aviez pas l’utilité. Ce n’est pas comme cela qu’on peut être ouvert aux innovations.
Je vous parle juste de réflexion sur les usages et d’évolution des outils.
Essayez de travailler à distance avec plusieurs autres personnes par courrier électronique sur un texte commun et vous me direz si le mail est toujours un bon outil
Essayez de monter une réunion à 10 personnes par mail et vous constaterez par vous-même que c’est une solution inappropriée pour cela.
Le mail est pratique pour quelques usages mais très inadapté pour beaucoup d’autres. La plupart des gens l’utilisent mal et lui demandent trop comme envoyer des fichiers lourds par exemple.
C’est un peu comme si vous essayiez d’enfoncer un clou avec un tournevis : l’outil est inadapté à cette fonction.
Pourquoi pas MSN ou GTalk ? Pourquoi pas en effet. Ou pourquoi pas Skype qui comporte moins de risques de sécurité que MSN ?
Mais ces solutions n’ont pas la souplesse de Twitter. On peut twitter par SMS par exemple en touchant tout le groupe avec un seul envoi
Oui, il est certain que je suis dans le registre de l’opinion (tout comme vous d’ailleurs, n’est-ce pas là l’utilité des commentaires ?
).
Le fait est que je me pose la question de l’utilité pratique. Si l’on reprend l’exemple que vous citez, utiliser le mail pour le travail collaboratif, il est vrai que c’est problématique, bien qu’à mon sens le problème est l’utilisation du mauvais outil, donc la formation qui est en cause et non pas l’outil (si l’on présente un marteau et un tournevis et que la personne prend le tournevis pour enfoncer un clou, ce n’est pas l’outil qui sera en cause tout de même …).
Bref, pour msn et Gtalk, j’ai pris les premiers qui me venaient à l’esprit, mais Skype serait plus adapté en terme de sécurité, il est vrai. (honte à moi sur ce coup-là
). Mais je ne peux pas pour autant aller jusqu’à reconnaître Twitter comme un outil qui apporte plus de souplesse. Si je dit cela, c’est surtout que sur beaucoup de forum, on m’a opposé cet argument du sms, « ça va beaucoup plus vite », or je ne pense pas que cela soit le cas, puisque l’on met beaucoup plus de temps à envoyer un sms (le temps de la taper) qu’un message sur ordinateur. L’atout « sms » n’est donc pour moi qu’un écran de fumée, pratique lorsque l’on n’a rien d’autre sous la main, mais c’est tout. Une « sécurité » finalement.
Néanmoins, comme vous le dites, ce n’est ici que mon avis. Le fait est que je pense que Twitter n’est qu’un gadget, dont la fonction est d’être un gadget et qui, à ce titre, remplit son rôle à merveille. Mais son utilité professionnelle ou éducative n’est pas, à mon sens, existante. Peut-être faut-il l’utiliser dans ces conditions pour en voir l’utilité mais, à mon sens, il n’empèche que d’autres outils (MSN, Skype, et pourquoi pas même les sms d’ailleurs ?) remplissent jusqu’à maintenant à merveille les fonctions que l’on demanderait à twitter, chacune dans leur spécialité (Oui, e-mail = pas bon pour le travail collaboratif
), mais Twitter n’apporte pas de révolution, ni même d’évolution. Ce n’est que mon avis, il vaut ce qu’il vaut …
Non Richard, je en suis pas dans le registre de l’opinion mais dans celui de l’expérimentation et de la découverte.
Cela fait un an que j’écris du mal de Twitter (http://tinyurl.com/6lzdmx) mais si je lui trouve des usages qui ont l’air intéressants je suis prêt à modifier mon jugement.
Dans la formation à distance, l’un des éléments difficile à maintenir est la motivation. On arrive à la stimuler grâce, notamment, au travail en groupe. La communication rapide est donc esentielle.
…) prouve que l’amélioration de la communication est un facteur qui soude la communauté. Moins il y a d’obstacle technologique, mieux se portent les échanges. Téléphone + Twitter est donc une piste intéressante. En attendant que nous ayons tous dans la poche un PDA connecté en permanence à l’Internet pour chatter sur MSN.
L’expérience (pas l’opinion
Je n’ai pas un regard technique sur les outils. Ce qui m’intéresse c’est leur « valeur d’usage ». La facilité d’adoption de l’outil est un des paramètres importants.
Et encore, ces critères ne sont pas un absolu dans le domaine professionnel.
Alors qu’un indépendant ou une TPE pourront changer d’outils plusieurs fois par an pour essayer d’adopter en permanence les plus performants, une grande entreprise ne le pourra pas.
De même, une solution comme Skype qui est idéale pour beaucoup d’entreprises sera inadaptée dans une grande entreprise soucieuse de sa sécurité (Skype est une solution propriétaire qu’on ne contrôle pas).
Tout cela pour dire qu’il n’existe pas de solution ou d’outil bon a priori ou qui fonctionne dans tous les contextes. Mais cela n’empêche pas d’être attentif et ouvert aux innovations
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