Constat clair dans une tribune du Journal du Net : la fracture numérique touche aussi les entreprises. Vincent Fournout, son auteur, expose le retard que certaines entreprises prennent dans l’utilisation du Web :

 » Cette nouvelle fracture est dangereuse : poches de productivité inexploitées, investissements mal réalisés, perte de temps et d’énergie pour tous les acteurs concernés. Elle ne bénéficie à personne, même les plus en avance. Mais si cette nouvelle fracture est comblée rapidement, c’est la compétitivité de notre économie tout entière qui en récoltera les fruits. »

On est bien d’accord. Mais les solutions ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, surtout dans les recommandations pour les pouvoirs publics. Le volontarisme ne résoud rien si on n’entre pas dans le détail de la vie quotidienne des entreprises.

Quand on voit la réalité du Passeport numérique sur le terrain ou les opinions des chefs d’entreprises de PME ou de TPE à propos de l’Internet, on peut se demander si les solutions sont bien adaptées. Mais existe-t-il des solutions efficaces ?

Les entreprises sont comme les particuliers et les raisons de la non appropriation probablement les mêmes.

Peut-être faudrait-il se pencher précisément sur les raisons de la fracture comme l’avait fait l’équipe de Martine Boutary pour les PME ou le Greco pour les non internautes aquitains.

Le discours sur les risques de la fracture numérique ou sur les bénéfices de l’Internet sont sans effet sur ces populations car elles sont indifférentes ou déçues. L’information seule est donc inefficace car elle n’a pas de prise sur les destinataires. Un décalage que connaissent aussi les responsables de campagnes d’information sur la santé.

Et si un travail sur l’adaptation des offres, sur les infrastructures ou sur la capitalisation des bonnes pratiques est indispensable, il est inadapté pour faire basculer les entreprises dans le numérique.

En revanche, accompagner les entreprises individuellement (car, comme l’écrit Vincent Fournout « chaque organisation a ses particularités ») est plus efficace. Moins spectaculaire mais beaucoup plus durable que les campagnes nationales d’information généraliste.

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