Edvige, fichage dangereux et totalitaire ?
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Vous n’avez probablement pas échappé à la polémique Edvige, doux nom du projet de fichier (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) mis en oeuvre par le ministère de l’Intérieur d’après un décret du 27 juin (paru au JO du 1er juillet).
Edvige permettra de ficher des « individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » ou « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».
C’est un bon sujet pour mon retour au blogging après un été de bullage et de mise en place de projets dont je vous reparlerai.
C’est également un bon thème politique de rentrée pour requinquer l’opposition et fédérer la majorité. Tout le monde s’est réveillé début septembre : Bayrou et le PS militent contre, douze associations et syndicats ont déposé un recours devant le conseil d’Etat, la CNIL est “réservée” et on en cause dans Facebook dans un groupe qui grossit presque aussi vite que la pétition. On trouve même des opposants qui pratiquent l’amalgame comme raconté ici.
Cet opportunisme de rentrée est bien rigolo, un peu pitoyable aussi. Mais, pour moi, Edvige c’est non également.




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