Grâce aux réseaux sociaux comme Facebook nous assurons mieux notre auto-promotion. Mais notre cercle d’intimes reste tout aussi petit que dans la vraie vie selon The Economist.
Le magazine, qui a interrogé le « sociologue » de Facebook, Cameron Marlow, constate aussi que le nombre moyen d’amis dans ce réseau social est d’environ 120. Assez proche du « nombre de Dunbar » fixé à 150 (148 pour être précis). Une limite que l’anthropologue britannique découvreur de ce nombre explique par la taille de notre néocortex.
Même si d’autres anthropologues fixent cette limite un peu plus haut, le magazine constate que l’ordre de grandeur est stable dans le temps :
» Beaucoup d’institutions, depuis les villages néolitiques jusqu’aux manipules de l’armée Romaine semblent être organisés autour du nombre de Dunbar. Parce que tout le monde connaît tout le monde, ces groupes peuvent fonctionner avec un minimum de bureaucratie ».
Quand on se penche sur la véritable activité d’un membre de Facebook, on observe qu’il répond aux messages de 7 amis seulement ! Les filles, plus sociables, échangent elles en moyenne avec 10 personnes.
Quand on passe aux échanges bi-directionnels (mails, chats), le chiffre tombe à 4 pour les garçons et à 6 pour les filles ! Le nombre peut presque tripler pour les gros réseauteurs (+500 amis) mais il reste dans le même ordre de grandeur : petit.
Facebook c’est donc bien pour traquer passivement des contacts occasionnels, pas pour se faire de vrais amis. De vrais cyber-amis on en a peu, tout comme dans la vraie vie. Mais cela, tous les lecteurs de Saint-Exupéry ou ceux qui ont connu des difficultés dans leur vie le savent déjà.
Il reste donc à créer un groupe Facebook pour faire rebaptiser « amis » en « relations ».








commentaire publié le 14 mars 2009 à 14:20
Et puis pour nos vrais amis, pas besoin de passé par Facebook pour avoir des nouvelles.
commentaire publié le 16 mars 2009 à 11:50
C’est très sage Jean
commentaire publié le 17 mars 2009 à 12:43
Je suis bien d’accord avec toi Jean. Facebook c’est bien pour ceux qui ne voit pas beaucoup de personnes. Parce que le temps que l’on discute sur Facebook avec ses « amis virtuels », on ne le passe pas avec ses « vrais amis ».