Le Nouvel économiste consacre sa Une à un dossier sur un problème de communication très actuel : Parler juste.
Patrick Arnoux, son auteur, m’a interviewé. J’ai donc fait part de ma conviction que les nouvelles habitudes d’échanges et de conversations permises aux consommateurs par les réseaux sociaux et par les outils 2.0 imposaient (ou imposeraient) aux entreprises l’abandon de la langue bidon.
Que ce soit la langue de bois pour être conforme ou pour éviter de donner prise (en interne ou en externe), ou un jargon à vocation identitaire ou pour se donner l’air intelligent (et supérieur), ces langues pauvres et obscures sont de l’anti-communication.
Or la demande de communication authentique (de « parler vrai » comme on dit en langue de bois) des la part des « parties prenantes » de l’entreprise est très forte. Comme l’explique l’une des « thèses » du Manifeste des évidences :
« Dans quelques années à peine, l’actuelle voix homogène des affaires – le son des rapports de mission et des brochures – semblera aussi forcée et artificielle que le langage du 18e siècle à la cour de France. »








commentaire publié le 8 février 2010 à 18:47
En périphérie de ce sujet, je voudrais défendre la langue du XVIIIème siècle.
Et, lisons Saint-Simon pour se régaler à la description des phénomènes de cour, que l’on retrouve identique en ce début de XXIème siècle. La langue du 18ème est tout sauf artificielle et forcée, elle est au contraire bien plus crue et vivifiante que ce sandwich mou à la purée tiède que l’on nous sert quotidiennement.
commentaire publié le 10 février 2010 à 12:17
Sandwich mou à la purée tiède ? mmmmhh
C’est vrai que la langue du XVIIIe siècle nous paraît crue.
Mais beaucoup de mots qui nous paraissent grossiers aujourd’hui étaient les mots en usage à l’époque.